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Usine de matériel d’équipement industriel Martel Catala & Cie, puis Albany International France

Dossier IA67080354 réalisé en 2018

Fiche

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une opération d'urgence menée par Frank Schwarz en mai 2018 en raison de la cessation d'activité de l'usine en octobre 2017 et des projets de vente du site qui pourraient conduire à une démolition partielle ou totale des bâtiments industriels. La campagne de prises de vues est assurée par Frédéric Harster et la cartographie du site par Abdessalem Rachedi.

L'enquête a donné lieu à la rédaction d'une synthèse qui précise l'historique de l'usine et en approfondit la description.

Historique

En 1868, Eugène Fortuné Martel (1824-1872) et son beau-frère Adolphe Joseph Catala (1837-1912) reprennent la fabrique de toiles métalliques destinées à l’industrie papetière créée rue des Juifs à Sélestat par les frères Hatterer. Ils fondent pour cela la société Martel Catala & Cie. En 1872, Eugène Fortuné Martel décède et son épouse, Marceline née Catala (1834-1912), lui succède aux côtés de son frère. En 1877, la société Martel Catala & Cie fait l’acquisition des terrains de l’ancienne poste à chevaux Dengler, sur la route de Strasbourg et à proximité immédiate de la gare, et y fait construire une nouvelle usine sous la forme d’un atelier en rez-de-chaussée couvert de sheds (A). En 1893, l’établissement est raccordé au réseau électrique et le tissage mécanique se substitue au travail à la main. Un laminoir et une tréfilerie pour la production de fils de laiton, de cuivre et de bronze phosphoré sont aménagés sur place. Deux villas sont également construites à proximité de l’usine : la villa Martel, rue Mentel (démolie en 1983) et la villa Catala, achetée en 1922 par la Banque de France qui y établit ses bureaux. En 1900, Adolphe Joseph Catala se retire de l’affaire dont la direction est alors confiée à Joseph Albert Fortuné Martel (1863-1930). A la veille de la Première Guerre mondiale, l’usine emploie 128 personnes et dispose d’une force motrice de 176 chevaux produite par des machines à vapeur. Au cours des années 1920, le site connaît plusieurs campagnes d’agrandissement dont les travaux sont confiés à l’entreprise de travaux publics Killy Frères de Sélestat. En 1922, une extension vient faire la jonction entre le laminoir (transformé en atelier, b2) et la fonderie (N), au nord-ouest de l’emprise. L’année suivante, un hangar industriel (disparu) est agrandi en limite occidentale de l’usine. En 1924, un nouvel atelier doublé d’une menuiserie (b1) vient étendre les surfaces productives en bordure de la route de Strasbourg. Un bâtiment de bureaux (E) est également édifié dans son prolongement nord. Enfin, en 1928, le hangar industriel (disparu) qui ferme le site au sud-ouest voit sa surface augmenter. C’est également au cours des années 1920, vraisemblablement après le décès d’Ignace Irénée Lang en 1922, qu’on procède à l’acquisition de la villa Lang (étudiée, IA67080355), édifiée en 1872 à l’ouest de l’usine. Elle est alors occupée par l’un des dirigeants des Ets Martel Catala & Cie.

A partir de 1930, Marcel Wagner (1887-1948), petit-fils de Joseph Albert Fortuné Martel, dirige la société. En 1938, la fonderie (N) est prolongée vers l’ouest et une nouvelle chaufferie (W) est édifiée, flanquée d’une cheminée (X) de 30 m de développement. Ces travaux sont confiés à l’entreprise Killy Frères. Après la Deuxième Guerre mondiale, Marcel Wagner réorganise l’ensemble de la production. A la suite de son décès en 1948, sa sœur, Anne Schnaebelé assure à son tour les responsabilités de la gérance. Cette même année, on réaménage la villa Lang pour y installer des bureaux au rez-de-chaussée et des logements pour employés dans les étages. En 1950, on procède à la construction d’un bâtiment administratif avec logements (H) selon les plans de l’architecte sélestadien Louis Kretz. En 1953, la salle de préparation est agrandie à l’ouest, par l’adjonction de quatre travées de sheds supplémentaires (C). L’année suivante, un atelier de menuiserie, d’emballage et d’expédition couvert de sheds (d1) vient prolonger vers le nord le bâtiment administratif bâti en 1924 (E). En 1956, une nouvelle tréfilerie (M) vient s’accoler au sud-ouest de la fonderie (N) et un atelier mécanique est édifié au nord-ouest de la chaufferie, à l’emplacement actuel des bureaux (R). En 1958, un magasin industriel destiné à abriter les toiles métalliques en attente d’expédition, doublé d’un atelier de repolissage et de préparation (disparu), voit le jour au nord de cet atelier mécanique. Enfin, la même année, on procède à l’édification d’un bâtiment administratif (G, aujourd’hui laboratoire) dont les plans sont livrés par l’architecte Paul Kieffer de Sélestat.

En 1959, l’effectif de l’usine s’élève à 308 employés. A la suite d’Anne Schnaebelé, ses deux filles, Marcelle (épouse du Général Schuhler), et Odile (épouse du Dr Corbineau), administrent la société. En 1960, on procède à la construction d’un nouveau bâtiment de production, d’esprit moderniste, appelé tissage est (I), sous la forme d’un édifice incurvé qui délimite le site au sud-est. Ce projet, conçu par l’architecte Paul Kieffer, nécessite la cession d’un terrain communal accueillant un parc public avec kiosque à musique et entraîne le réaménagement de la place. Les travaux de construction sont menés par l’entreprise Killy Frères. De nouveaux produits font leur apparition sous la forme de toiles chromées et de toiles plastiques. En 1963, un nouvel entrepôt industriel (O) vient flanquer la fonderie, au nord. L’année suivante, les ateliers de fabrication à sheds en bordure de la route de Strasbourg sont à nouveau étendus (d2) au nord-ouest et prolongés par des bureaux (F), sous la conduite de l’architecte Paul Kieffer. C’est à cette époque que les Ets Martel Catala se portent acquéreurs de l’ancienne usine Baumlin (étudiée, IA6700), implantée à l’entrée sud de la ville, chemin de Bergheim, et y transfère sa fonderie. Sur le site historique, une nouvelle extension (b2) vers l’ouest des ateliers, en 1967, nécessite la démolition de la partie orientale de la fonderie (N). En 1969, les Ets Matel Catala & Cie prennent le contrôle de l'usine Franck, l'un de ses concurrents sélestadiens. L'année suivante, alors que l’effectif atteint 580 employés, on procède à la construction d’un nouveau tissage, le tissage ouest (T), dans l’angle nord-ouest du site, pour le tissage des toiles plastiques. Le projet est dû aux architectes colmariens André et Claude Pache et Edouard Risser. On prévoit par la suite la réalisation de deux phases d’extension en direction du sud, dont la dernière aurait nécessité la démolition de la villa Lang. Ces agrandissements n’ont pas été réalisés. En 1975, les architectes André et Claude Pache, associés pour l’occasion à Patrick Cognacq, livrent les plans d’un bâtiment qui accueille la menuiserie, la caisserie et des bureaux (S).

A partir de 1984, l’usine est progressivement reprise par la firme américaine Albany, leader mondial dans le domaine de la toile de formation (toile sans fin métallique puis plastique qui sert à égoutter la pâte à papier). En 1987, le passage et la cour intérieure entre les ateliers de production à l’est et la fonderie flanquée de la tréfilerie, à l’ouest, sont couverts d’une toiture (P). Au cours des deux années suivantes, on procède à la démolition de bâtiments annexes, à l’ouest et au nord de la chaufferie (W). En 1988, l’architecte sélestadien Emile Lugger conçoit le projet d’extension de l’usine avec la création d’un entrepôt industriel (Q), dans le prolongement nord-ouest des bâtiments existants et la transformation en bureaux (R) de l’atelier mécanique. L’année suivante, la direction cède son usine du chemin de Bergheim, réunissant fonderie et tréfilerie, qui ne présente plus d’intérêt du fait de la montée en puissance des toiles plastiques. En 1990, le magasin industriel établi au sud-est du tissage ouest et destiné à abriter les toiles métalliques, édifié en 1958 et étendu à deux reprises en 1964 et 1969, est démoli pour faire place à un parking.

Le processus de rachat de l’usine par Albany ne s’achève qu’en 2000. En 2001, le site change de nom et devient Albany International France. En 2003, la production se concentre sur les toiles de formation. La seconde fabrication, celle des produits non-tissés comme les lingettes ou les couches, est délocalisée en Haute-Vienne, entraînant la suppression de 95 postes à Sélestat. Par la suite, les effectifs ne cessent de se restreindre. En 2006, on dénombre 306 employés, 126 en 2013 et 81 au début de l’année 2017. La production prend définitivement fin en octobre 2017 et le site est en vente au moment de l'enquête en mai 2018.

Description

Le site de l’usine Martel Catala & Cie couvre une emprise de près de 5,8 ha délimitée par une grille en fer forgé sur l’ensemble de son périmètre. Il se compose, en bordure de la route de Strasbourg, de l’atelier de fabrication initial (A), flanqué au nord et à l’ouest de ses extensions successives (B, C, D) qui enserrent un bâtiment de bureaux (E). Ces ateliers de fabrication sont bordés au sud par le tissage est (I) et prolongés au nord-ouest par des bâtiments de bureaux (F). A l’ouest de cet ensemble, s’alignent, du sud vers le nord, un transformateur électrique (K), deux magasins industriels (L et J), la tréfilerie (M), la fonderie (N) et un entrepôt industriel (O). Ces bâtiments accolés les uns aux autres sont bordés à l’ouest et au nord par un entrepôt industriel (Q) de conception récente, et sont reliés aux ateliers de fabrication par un ancien passage et une cour intérieure aujourd’hui couverts (P). Le cœur du site est occupé par deux bâtiments de bureaux (R et S) et par la chaufferie (W) flanquée de sa cheminée (X). Le tissage ouest (T) avec son atelier d’ourdissage (U) et ses bureaux (V) ferme le site au nord-ouest. Enfin, le laboratoire et un bâtiment administratif (G et H) commandent l’entrée de l’usine, au nord-est. Pour l'identification des bâtiments, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20186702000NUDA).

Les ateliers de fabrication, alignés le long de la route de Strasbourg, résultent de campagnes de construction successives. La partie originelle (A), se compose de 11 travées de sheds en rez-de-chaussée, orientées est-ouest, vitrées au nord et couvertes de tuiles mécaniques. Édifiée en maçonnerie enduite, elle présente une élévation sur rue couronnée d’un acrotère en béton et percée de 11 baies avec arcs segmentaires en briques et appuis saillants en grès. La toiture est soutenue par des poteaux circulaires en fonte et des sous-poutres en bois. L’extension (B), qui prolonge cet atelier au nord, compte neuf travées de sheds de même nature et de mêmes dispositions. Son élévation sur rue est ajourée de grandes baies rectangulaires avec appuis saillants. Le soutènement intérieur est fait de poutrelles en treillis de grande portée, renforcées de tirants métalliques transversaux. L’extension (C) qui prolonge l’atelier originel à l’ouest, se compose de cinq travées de sheds identiques supportées par une ossature de poteaux et de sous-poutres en profilés métalliques. La dernière surface d’atelier (D), au nord, compte huit travées de sheds avec un soutènement intérieur fait de poutrelles en treillis. Elle est ajourée à l’est et au nord de grandes baies rectangulaires. Le bâtiment de bureaux (E), qui est enserré dans les ateliers, comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans avec croupes, épis de faîtage et tuiles en écaille. Édifié en maçonnerie enduite, il est orné de chaînes d’angle et de pilastres à refends, en ciment. L’élévation antérieure, à six travées de baies rectangulaires avec encadrements en ciment et appuis saillants, est couronnée d’une grande lucarne axiale cintrée, percée d’une baie en triplet en arc segmentaire. Le second bâtiment de bureaux (F), qui flanque les ateliers au nord, adopte un plan rectangulaire. Bâti avec une ossature apparente faite de poteaux et de poutres en béton armé et ajouré de baies en bandeau, il comporte deux étages carrés sous un toit en terrasse couvert de zinc.

Le tissage est (I), qui marque la limite du site au sud-est, présente une façade curviligne, épousant le tracé de la chaussée. Il est constitué d’un vaste vaisseau avec, en périphérie, un étage en mezzanine sur poteaux en béton armé et couvert d’un toit en terrasse en cuivre, ajouré de six lanterneaux vitrés. Bâti avec une ossature apparente dessinant une grille structurelle qui reproduit 26 fois un même module à trois baies en bandeau, il est couronné d’un acrotère. L’élévation nord est percée, en partie haute, de baies en bandeau avec châssis métalliques. Une charpente métallique apparente en treillis soutient l’ensemble. L’atelier est équipé d’un pont roulant.

A l’ouest des ateliers, s’alignent différents locaux. Un transformateur électrique (K) en rez-de-chaussée borde l’aire de déchargement qui s’ouvre sur la rue du Général-Patch. De plan rectangulaire, il est construit en béton armé et couvert d’un toit en terrasse. Il est adossé, au nord, à un magasin industriel (L) en rez-de-chaussée, composé de trois travées de toits à longs pans accolées, orientées nord-sud et couvertes de tuiles mécaniques. La tréfilerie (M) est constituée de deux travées de longs pans en rez-de-chaussée, orientées est-ouest et couvertes de tuiles mécaniques avec versants nord partiellement vitrés. Édifiée en maçonnerie enduite, elle présente une charpente métallique apparente en treillis. La fonderie (N), qui lui est accolée au nord-est, est de conception strictement identique. Elle est équipée de deux ponts roulants. L’entrepôt industriel (O), qui se déploie au nord de la fonderie, présente une mise en œuvre similaire mais dispose en outre d’un sous-sol. L’entrepôt industriel en rez-de-chaussée (Q), qui borde cet ensemble au nord-ouest, est édifié en béton précontraint avec bardage métallique sur l’élévation sud. Le toit en terrasse, percé de fenêtres de toiture, est supporté par une charpente métallique apparente. Le bâtiment est ajouré de baies en bandeau en partie haute de l’élévation orientale.

Située au cœur de l’usine, la chaufferie (W) est de plan rectangulaire. Élevée en maçonnerie enduite, elle se déploie en rez-de-chaussée sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques, supporté par une charpente métallique apparente. Elle est flanquée d’une cheminée d’usine (X) de forme tronconique en briques. Le bâtiment de bureaux (R), à l’ouest de la chaufferie, est de plan rectangulaire. Bâti en maçonnerie enduite, il comporte un rez-de-chaussée coiffé d’un toit à longs pans et couverture synthétique. Le bâtiment de bureaux (S) qui lui fait face, au nord, comporte deux étages carrés couverts d’un toit en terrasse. Supporté par une ossature de poteaux et poutres en béton armé, il est ajouré de baies rectangulaires en bandeau. Il porte, sur son élévation antérieure, le sigle de la firme Martel Catala & Cie.

Le tissage ouest en rez-de-chaussée (T), qui se dresse au nord-ouest de l’emprise usinière, est de plan rectangulaire. Édifié en béton précontraint, iI comporte trois travées de longs pans avec revêtement bitumé en couverture soutenues par des poteaux, de grandes fermes et des poutrelles transversales en béton armé. L’espace est ajouré de baies en bandeau en partie haute des élévations septentrionale et orientale et d’une baie de grande hauteur percée au nord. L’atelier est équipé de trois ponts roulants d’une force de 2 x 3,2 t et de métiers à tisser. Il est flanqué au sud-est d’un atelier (U) en rez-de-chaussée, édifié en béton précontraint avec bardage métallique à l’est et couvert d’un toit en terrasse soutenu par une charpente métallique apparente. Sur son versant oriental, le tissage ouest est bordé d’un bâtiment de bureaux (V) à un étage carré sous un toit en terrasse. Édifié en maçonnerie enduite et bardé de tôles nervurées, il est ajouré de fenêtres rectangulaires en bandeau et flanqué au nord d’une cheminée rectangulaire en briques.

Le bâtiment du laboratoire (G) et celui des bureaux (H), implantés à côté de l’entrée principale du site, sont de plan rectangulaire. Le premier, en retrait de la rue, comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré sous un toit à longs pans avec croupes et tuiles mécaniques. Il est construit avec une ossature apparente en béton armé et ajouré de baies rectangulaires en bandeau avec appuis saillants. Le second (H), disposé de façon perpendiculaire, comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans avec croupes et tuiles en écaille. Édifié en maçonnerie enduite, il est percé de baies rectangulaires avec encadrements saillants en pierre artificielle. L’élévation nord est animée en partie médiane d’une grande baie verticale qui ajoure la cage d’escalier.

Appellations Martel Catal & Cie
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, transformateur, magasin industriel, fonderie, entrepôt industriel, cour, chaufferie, cheminée d'usine, laboratoire, bâtiment administratif d'entreprise, logement
Dénominations usine de matériel d'équipement industriel
Aire d'étude et canton Sélestat - Sélestat
Adresse Commune : Sélestat
Adresse : 1-3 route de Strasbourg
Cadastre : 2018 01 18, 19

En 1877, la société Martel Catala & Cie fait construire, le long de la route de Strasbourg, une usine sous la forme d’un atelier en rez-de-chaussée couvert de sheds (A). Un laminoir et une tréfilerie sont également aménagés sur place. Au cours des années 1920, le site connaît plusieurs campagnes d’agrandissement dont les travaux sont confiés à l’entreprise de travaux publics Killy Frères de Sélestat. En 1922, une extension vient faire la jonction entre le laminoir (transformé en atelier, b2) et la fonderie (N). En 1924, un nouvel atelier doublé d’une menuiserie (b1) vient étendre les surfaces productives en bordure de la route de Strasbourg. Un bâtiment de bureaux (E) est également édifié dans son prolongement nord. Enfin, en 1928, le hangar industriel (disparu) qui ferme le site au sud-ouest voit sa surface augmenter.

En 1938, la fonderie (N) est prolongée vers l’ouest et une nouvelle chaufferie (W) est édifiée. En 1950, on procède à la construction d’un bâtiment administratif avec logements (H) selon les plans de l’architecte sélestadien Louis Kretz. En 1953, la salle de préparation est agrandie. L’année suivante, un atelier de menuiserie, d’emballage et d’expédition couvert de sheds (d1) vient prolonger vers le nord le bâtiment administratif bâti en 1924 (E). En 1956, une nouvelle tréfilerie (M) vient s’accoler au sud-ouest de la fonderie (N) et un atelier mécanique est édifié au nord-ouest de la chaufferie, à l’emplacement actuel des bureaux (R). En 1958, un magasin industriel doublé d’un atelier de repolissage et de préparation (disparu), voit le jour au nord de cet atelier mécanique. Enfin, la même année, on procède à l’édification d’un bâtiment administratif (G) dont les plans sont livrés par l’architecte Paul Kieffer de Sélestat.

En 1960, on procède à la construction d’un nouveau bâtiment de production, appelé tissage est (I). En 1963, un entrepôt industriel (O) vient flanquer la fonderie, au nord. L’année suivante, les ateliers de fabrication à sheds sont à nouveau étendus (d2) et prolongés par des bureaux (F). Une nouvelle extension (b2) des ateliers, en 1967, nécessite la démolition de la partie orientale de la fonderie (N). En 1970, on procède à la construction d’un nouveau tissage, le tissage ouest (T), pour produire des toiles plastiques. Le projet est dû aux architectes colmariens André et Claude Pache et Edouard Risser. En 1975, les architectes André et Claude Pache, associés pour l’occasion à Patrick Cognacq, livrent les plans d’un bâtiment qui accueille la menuiserie, la caisserie et des bureaux (S).

Entre 1984 et 2000, l’usine est progressivement reprise par la firme américaine Albany. En 1988, l’architecte sélestadien Emile Lugger conçoit le projet d’extension de l’usine avec la création d’un entrepôt industriel (Q). En 2001, le site change de nom et devient Albany International France mais les effectifs ne cessent de se restreindre. La production prend définitivement fin en octobre 2017 et le site est en vente au moment de l'enquête, en mai 2018.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates 1877, daté par source
1922, daté par source
1924, daté par source
1928, daté par source
1938, daté par source
1950, daté par source
1953, daté par source
1956, daté par source
1958, daté par source
1960, daté par source
1963, daté par source
1964, daté par source
1967, daté par source
1970, daté par source
1975, daté par source
1988, daté par source
Auteur(s) Auteur : Killy Frères,
Killy Frères

Entreprise de Travaux Publics active à Sélestat entre les années 1920 et 1970.


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Kretz Louis, architecte, attribution par source
Auteur : Kieffer Paul
Auteur : Pache Claude
Auteur : Pache Claude
Auteur : Risser Edouard, architecte, attribution par source
Auteur : Cognacq Patrick
Auteur : Catala Adolphe-Jospeh,
Adolphe-Jospeh Catala (1837 - 1912)

Industriel à Sélestat (Bas-Rhin).


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auteur commanditaire, attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Martel Marceline,
Marceline Martel , né(e) Catala (1834 - 1912)

Sœur de l'industriel sélestadien Adolphe Catala et épouse de l'industriel Eugène-Fortuné Martel.


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Le site de l’usine Martel Catala & Cie couvre une emprise de près de 5,8 ha. Il se compose, en bordure de la route de Strasbourg, de l’atelier de fabrication initial en rez-de-chaussée et couvert de sheds (A), flanqué au nord et à l’ouest de ses extensions successives (B, C, D) qui enserrent un bâtiment de bureaux (E) à un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans avec croupes. Ces ateliers de fabrication, bâtis en maçonnerie enduite, sont bordés au sud par le tissage est (I) avec ossature en béton armé et toit en terrasse et prolongés au nord-ouest par des bâtiments de bureaux (F).

A l’ouest de cet ensemble, s’alignent, du sud vers le nord, un transformateur électrique (K), deux magasins industriels (L et J), la tréfilerie (M), la fonderie (N) et un entrepôt industriel (O). Ces bâtiments accolés les uns aux autres sont bordés à l’ouest et au nord par un entrepôt industriel (Q) de conception récente en béton précontraint, et sont reliés aux ateliers de fabrication par un ancien passage et une cour intérieure aujourd’hui couverts (P). Le cœur du site est occupé par deux bâtiments de bureaux (R et S) et par la chaufferie (W) flanquée de sa cheminée (X). Le tissage ouest (T), édifié en béton précontraint avec son atelier d’ourdissage (U) et ses bureaux (V) ferme le site au nord-ouest. Enfin, le laboratoire et un bâtiment administratif (G et H), tous deux de plan rectangulaire et coiffé d'un toit à longs pans avec croupes, commandent l’entrée de l’usine, au nord-est.

Murs béton essentage de tôle
maçonnerie enduit
Toit tuile mécanique, tuile en écaille, verre en couverture, cuivre en couverture, matériau synthétique en couverture, bitume
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, comble à surcroît, étage de comble, 1 vaisseau
Couvertures terrasse toit à longs pans croupe
toit à longs pans lanterneau
shed
Énergies énergie électrique achetée
Statut de la propriété propriété d'une société privée

Références documentaires

Périodiques
  • HOECHSTETTER, Jean-Jacques. 1898 : Martel-Catala, trente ans déjà. Une entreprise industrielle sélestadienne dans la force de l'âge. Annuaire des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, 66, 2016, p. 97-108.

  • HOECHSTETTER, Jean-Jacques. Martel-Catala à la veille du premier conflit mondial : une entreprise industrielle sélestadienne à l'apogée de sa première phase d'expansion. Annuaire des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, 65, 2015, p. 50-57.

  • WALTER, Pierre. Martel-Catala au début du XXe siècle. Annuaire des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, 61, 2011, p. 131-138.

  • WALTER, Pierre. L'Entreprise Martel Catala et Cie. Témoignage d'un ancien tisserand.... Annuaire des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, 66, 2016, p. 122-128.

  • WALTER, Pierre. L'Histoire du Tissage Est. Annuaire des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, 60, 2010, p. 81-89.

  • KUBLER, Maurice. Deux établissements industriels américains à Sélestat. Annuaire des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, 42, 1992, p. 23-26.

  • JOSEPH, Jean-Marie. Les toiles métalliques à Sélestat. Annuaire des Amis de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, 49, 1999, p. 143-150.

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