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Usine d’apprêt des étoffes Dollfus, Mieg et Cie, puis usine d'armes, puis usine de matériel de bureau JAPY, puis usine de cycles Peugeot scooters

Dossier IA68007685 réalisé en 2001

Fiche

La mise à jour du dossier intervient dans le cadre d'une opération d'urgence menée par Frank Schwarz en décembre 2015 en raison des projets de réaffectation à usage d'habitation de la partie originelle de l'usine. La campagne de prises de vues est assurée par Christophe Hamm.

La nouvelle synthèse ci-dessous apporte des compléments d’information relatifs à l’historique et à la description de l'usine. Le titre courant du dossier et la dénomination du site ont également été précisés.

Historique

En 1924, l’entreprise de textile Dollfus, Mieg et Cie de Mulhouse (Haut-Rhin) décide de créer un atelier de finissage à Dannemarie. Pour ce faire, ils font appel aux architectes et entrepreneurs Preiswerk et Cie, établis à Bâle en Suisse, qui livrent les plans d’une usine en rez-de-chaussée édifiée en brique et d’une conciergerie d’inspiration néo-classique. En 1929, l’atelier de finissage est rehaussé d’un étage et l’année suivante une maison de directeur est édifiée au nord-est de l’usine. Cette dernière est occupée par les établissements Dollfus, Mieg et Cie jusqu’au milieu du 20e siècle après avoir abrité une fabrique d’armes et notamment d’ogives d’obus durant la seconde guerre mondiale.

A partir des années 1950, les locaux sont réinvestis par la société JAPY qui produit des machines à écrire. Vers 1971, la Société Mécanique du Haut-Rhin (SMHR), filiale du groupe Cycles Peugeot, s’y installe. Cette dernière fait réaliser la clôture en béton ajouré qui borde le site au nord et fait construire un nouvel atelier de fabrication au sud-est de l’usine originelle. Celui-ci est complété, en 1987, par la construction d’un vaste atelier à sheds qui accueille l’usinage et le montage des petits moteurs, d’un immeuble de bureaux et d’une fonderie d’aluminium. Cet ensemble, qui compte 11 000 m2, constitue ce que l’on appelle localement le « grand site » par opposition à l’atelier initial en briques. L’usine est exploitée par la suite sous la raison sociale Peugeot scooters et compte, vers 1990, près de 500 ouvriers auxquels s’ajoutent une centaine de travailleurs intérimaires. Elle ferme ses portes à la fin de l’année 2012 avec un effectif résiduel de 140 personnes. L’usine en brique, acquise par la commune de Dannemarie, fait l’objet d’un projet de transformation en lofts tandis que les ateliers du « grand site » sont inoccupés, au moment de l'enquête en 2015.

Description

Le site, qui comporte 14 000 m2 de surface couverte et trois hectares de terrain non bâti, se compose de l’usine originelle et de sa conciergerie au nord-ouest, de la maison de directeur au nord et de bâtiments plus récents dénommés « grand site » au sud-est, bordés au sud par un magasin industriel.

L’usine originelle, de plan rectangulaire, résulte de deux campagnes de construction ainsi que l’indiquent les millésimes deux fois répétés qui ornent l’élévation antérieure : le rez-de-chaussée a été bâti en 1924 et l’étage en 1929. Les élévations est et ouest sont flanquées d’un avant-corps qui accueillait les sanitaires. Édifié en briques apparentes sur un soubassement en ciment, le bâtiment est couvert de dix travées de longs pans accolés en tuiles mécaniques dissimulées par un acrotère en briques. Les élévations ordonnancées sont ajourées de grandes baies rectangulaires à châssis métallique avec linteaux en IPN et appuis saillants en pierre artificielle. Elles sont ornées d’un bandeau d’étage et d’une frise en briques. La porte d’entrée, sur l’élévation nord, précédée d’un perron à quatre marches en granite, donne accès à un hall d’accueil qui permet de gagner l’étage au moyen d’un escalier tout en granite avec rampe en fer forgé. Le soutènement intérieur est assuré, au rez-de-chaussée, par un système de poteaux-poutres en béton armé (quatre rangées de neuf poteaux octogonaux) et, à l’étage, par des poteaux circulaires en fonte avec sous-poutres en bois.

La conciergerie, de plan rectangulaire, est d’inspiration néo-classique. Comportant un rez-de-chaussée et un comble à surcroît, elle se signale par un porche soutenu par quatre colonnes toscanes supportant un fronton triangulaire ajouré d’un oculus. Édifiée en briques apparentes sur un soubassement en ciment, elle est couronnée d’un toit à longs pans couvert d’ardoises et décorée d’une frise en briques. Les baies rectangulaires sont encadrées de pierre artificielle.

La maison de directeur, établie au nord-est de l’usine originelle, adopte un plan en T. Édifiée en briques apparentes sur un soubassement en ciment, elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques. Les pignons nord, sud et est sont en pan de bois et maçonnerie enduite. L’élévation antérieure est percée d’une porte d’entrée précédée d’un escalier en granite à cinq marches avec rampe en fer forgé. Les encadrements rectangulaires des baies et le bandeau de niveau sont en pierre artificielle.

Le « grand site » au sud-est, se compose de quatre bâtiments agglomérés érigés entre 1971 et 1987 : un atelier de fabrication de plan rectangulaire qui occupe l’angle nord-ouest de cet ensemble, un bâtiment de bureaux qui en marque la frange nord, une fonderie d’aluminium au sud-ouest et un vaste atelier à sheds qui recouvre sa partie orientale. L’atelier de fabrication au nord-ouest se compose de trois travées accolées en rez-de-chaussée sous des toits à longs pans couverts de tôles ondulées en ciment amiante et de tôles nervurées. Il est construit en pan-de-fer et maçonnerie enduite en partie basse, en bardage métallique en partie supérieure. Son élévation nord est flanquée d’un petit ensemble de bureaux en rez-de-chaussée sous un toit en appentis couvert de tôles ondulées en ciment amiante. L’immeuble de bureaux qui occupe la partie nord du « grand site » est de plan rectangulaire. Édifié en maçonnerie enduite, il comporte un rez-de-chaussée et un étage carré sous un toit en terrasse. Il est ajouré de baies filantes avec appuis saillants en ciment et flanqué d’une verrière au rez-de-chaussée. La fonderie d’aluminium, de plan rectangulaire, est constituée d’un vaste vaisseau construit en maçonnerie enduite et bardage métallique et soutenu par une charpente métallique avec fermes en treillis. Coiffée d’un toit à longs pans en tôles nervurées, la fonderie conserve son pont roulant. L’atelier de fabrication qui recouvre la partie orientale du « grand site » est constitué de neuf travées de sheds en rez-de-chaussée, orientées est-ouest, vitrées au nord et couvertes de tôles nervurées. Il est édifié en maçonnerie enduite en partie basse, en bardage métallique en partie supérieure. Son élévation orientale est ajourée de baies filantes.

Le magasin industriel en rez-de-chaussée, qui occupe le sud du site, est en charpente et bardage métalliques sous un toit à longs pans en toile tendue.

Appellations Dollfus, Mieg et Cie, puis JAPY, puis Peugeot scooters
Destinations usine d'armes, usine de matériel de bureau, usine de cycles
Parties constituantes non étudiées conciergerie, logement patronal, atelier de fabrication, bureau, fonderie, magasin industriel, cour
Dénominations usine d'apprêt des étoffes
Aire d'étude et canton Dannemarie
Adresse Commune : Dannemarie
Adresse : 43 rue de Bâle , 45 rue de Bâle
Cadastre : 1967 04

Au rez-de-chaussée du bâtiment d'usine, se trouve la date de 1924 et à l'étage, la date de 1929. Les bâtiments en briques (usine et bureaux) ont servi comme Ateliers de filature jusqu'en 1940. De 1940 à 1944, y sont fabriqué des armes et notamment des ogives d'obus. L'ensemble est racheté par la société Japy et devient un entrepôt de machines à écrire. Puis les bâtiments servent d'usine aux cycles Peugeot.

Complément de l'enquête menée en 2015 :

En 1924, l’entreprise de textile Dollfus, Mieg et Cie de Mulhouse (Haut-Rhin) décide de créer un atelier de finissage à Dannemarie. Pour ce faire, ils font appel aux architectes et entrepreneurs Preiswerk et Cie, établis à Bâle en Suisse, qui livrent les plans d’une usine en rez-de-chaussée édifiée en brique et d’une conciergerie d’inspiration néo-classique. En 1929, l’atelier de finissage est rehaussé d’un étage et l’année suivante une maison de directeur est édifiée au nord-est de l’usine. Cette dernière est occupée par les établissements Dollfus, Mieg et Cie jusqu’au milieu du 20e siècle après avoir abrité une fabrique d’armes et notamment d’ogives d’obus durant la seconde guerre mondiale.

A partir des années 1950, les locaux sont réinvestis par la société JAPY qui produit des machines à écrire. Vers 1971, la Société Mécanique du Haut-Rhin (SMHR), filiale du groupe Cycles Peugeot, s’y installe. Cette dernière fait réaliser la clôture en béton ajouré qui borde le site au nord et fait construire un nouvel atelier de fabrication au sud-est de l’usine originelle. Celui-ci est complété, en 1987, par la construction d’un vaste atelier à sheds qui accueille l’usinage et le montage des petits moteurs, d’un immeuble de bureaux et d’une fonderie d’aluminium. Cet ensemble, qui compte 11 000 m2, constitue ce que l’on appelle localement le « grand site » par opposition à l’atelier initial en briques. L’usine est exploitée par la suite sous la raison sociale Peugeot scooters et compte, vers 1990, près de 500 ouvriers auxquels s’ajoutent une centaine de travailleurs intérimaires. Elle ferme ses portes à la fin de l’année 2012 avec un effectif résiduel de 140 personnes. L’usine en brique, acquise par la commune de Dannemarie, fait l’objet d’un projet de transformation en lofts tandis que les ateliers du « grand site » sont inoccupés, au moment de l'enquête en 2015.

Période(s) Principale : 1ère moitié 20e siècle , porte la date
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1924, porte la date
1929, porte la date
1987, daté par source
Auteur(s) Auteur : Preiswerk et Cie,
Preiswerk et Cie

Entrepreneur et architecte à Bâle en Suisse


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architecte, entrepreneur, attribution par source

A l'entrée, la maison du gardien en brique se distingue par un porche soutenu par 4 colonnes toscanes supportant un fronton triangulaire.

Complément de l'enquête menée en 2015 :

L’usine originelle, de plan rectangulaire, est édifiée en briques apparentes et couverte de dix travées de longs pans accolés en tuiles mécaniques. La conciergerie, de plan rectangulaire, est d’inspiration néo-classique. Elle comporte un rez-de-chaussée et un comble à surcroît. Bâtie en briques apparentes sur un soubassement en ciment, elle est couronnée d’un toit à longs pans couvert d’ardoises.

La maison de directeur, établie au nord-est de l’usine originelle, adopte un plan en T. Édifiée en briques apparentes, elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques. Les pignons nord, sud et est sont en pan de bois et maçonnerie enduite.

Le « grand site » au sud-est, se compose de quatre bâtiments agglomérés : un atelier de fabrication en rez-de-chaussée de plan rectangulaire qui occupe l’angle nord-ouest de cet ensemble, un bâtiment de bureaux à un étage carré sous un toit en terrasse qui en marque la frange nord, une fonderie d’aluminium au sud-ouest constituée d’un vaste vaisseau construit en maçonnerie enduite et bardage métallique et un vaste atelier à sheds qui recouvre sa partie orientale.

Murs brique
maçonnerie enduit
pan de bois
essentage de tôle
Toit tuile mécanique, ardoise
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît, 1 vaisseau
Couvertures toit à longs pans
terrasse
shed
Énergies énergie électrique achetée
Techniques sculpture
Représentations ordre toscan
Précision représentations

Le porche de la conciergerie est soutenu par quatre colonnes toscanes supportant un fronton triangulaire.

Statut de la propriété propriété de la commune
propriété d'une société privée
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