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Usine à papier dite Nouvelle Manufacture de Papier, puis Papeteries de la Robertsau, puis Iridium

Dossier IA67012093 réalisé en 1992

Fiche

La mise à jour du dossier intervient dans le cadre d'une opération d'urgence menée par Frank Schwarz en janvier 2016 en raison des projets de remise en route de la centrale hydroélectrique de la papeterie avec dépose des turbines anciennes et d'une demande concomitante de protection de ces installations techniques émanant d'une association de défense du patrimoine. La campagne de prises de vues est assurée par Frédéric Harster.

Cette opération d'urgence a consisté à illustrer au moyen de prises de vues intérieures et extérieures le canal usinier, le bâtiment d'eau et l'ensemble des installations techniques liées à la production d'énergie au sein de la central hydroélectrique.

Appellations Usine à papier dite Nouvelle Manufacture de Papier, puis Papeteries de la Robertsau, puis Iridium
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, atelier de réparation, bureaux, laboratoire, bureau d'études, vestiaire d'usine, chaufferie, cheminée d'usine, salle des machines, centrale hydroélectrique, centrale thermique, aire de stockage du combustible, transformateur, magasin industriel, entrepôt industriel, garage, conciergerie, puits, château d'eau, vannes, ponts, transporteur automatique par câbles, passerelle
Dénominations usine à papier
Aire d'étude et canton Strasbourg - Strasbourg centre
Hydrographies canal Muehlwasser
Adresse Commune : Strasbourg
Lieu-dit : Robertsau
Adresse : 139 route de la Wantzenau
Cadastre : 1989 CK/35R 95/43, 98/60

La Nouvelle Manufacture de Papier a été fondée en 1872, au bord du Muehlwasser, un bras canalisé de l'Ill. Transformée en SA en 1876 (sans changement de raison sociale), la société était spécialisée dans la fabrication d'un papier-chiffon de haute qualité. Vers 1919, l'entreprise devient la ""Papeterie de la Robertsau"" et inaugure une nouvelle production papetière alors inédite en France : l'ouate de cellulose. Elle en produit 4500 tonnes en 1925 et poursuit son essor jusqu'au début des années Trente, avec une production journalière de 24 tonnes. Occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, la papeterie se voit confier le recyclage du papier-monnaie allemand et français. Au cours des années 1950, l'usine modernise ses gros équipements et construit une nouvelle centrale thermique. D'une manière générale, on observe que les extensions et la modernisation de la papeterie ont été réalisées en "" doublant "" les installations, les parties anciennes ayant été progressivement désaffectées mais laissées en place. La démolition, en 1992, de l'ancien magasin de papier et son remplacement par un bâtiment neuf constitue une exception. L'usine fait partie depuis 1985 de la société Iridium, propriété du groupe Aussedat-Rey, lui -même sous contrôle d'International Paper (USA).£La salle des turbines abrite des turbines hydrauliques Phoenix. La plus ancienne date de 1872;les trois autres ont été installées après la Première Guerre mondiale. Un puits et un château fournissent une eau très limpide. Une salle des machines désaffectée (1872) contient des vestiges de chaudières, de cheminée, et un ancien atelier de fabrication des déversoirs de pâte en ligne, un funiculaire et un plan incliné.£ Effectif en 1940 : 500 salariés. En 1960 : 350. En 1990 : 240. A remarquer : salle des turbines hydrauliques.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : milieu 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1872, daté par source, daté par tradition orale, daté par travaux historiques
1950
1992

Cette usine à papier comprend plusieurs dizaines de bâtiments et elle ne peut être décrite que dans son ensemble. Les parties les plus anciennes de la papeterie sont implantées sur la rive gauche du Muehlwasser. La plupart des bâtiments antérieurs à 1950 sont en pan de bois et brique ou pan de fer et brique avec enduit partiel. Ils sont couverts de toitures à deux pans de tuiles ou de ciment amiante. Sur la rive gauche, on trouve d'anciens magasins en pan de fer et parpaings de béton couverts de tuiles mécaniques. Les bâtiments et installations postérieurs à 1950 (centrale thermique, station d'épuration et nouvelle unité de production de la rive droite du cours d'eau) sont tout en béton avec des toitures à deux pans couverts d'un matériau synthétique. Le grand bâtiment de fabrication a une toiture à sheds couverts de tuiles mécaniques et de verrières. Parmi les installations désaffectées, on trouve un château d'eau (la toiture a disparu), le puits (dans la cour du château d'eau), et le transporteur automatique par câbles. Les circulations entre les bâtiments anciens ont la plupart du temps été couvertes. La salle des turbines est restée en l'état et quelques transmissions mécaniques subsistent. L'ancienne chaufferie conserve 2 chaudières et la partie inférieure de la cheminée.

Murs brique
bois
fer
béton
enduit partiel
maçonnerie
pan de bois
pan de fer
béton armé
Toit tuile mécanique, fer en couverture, matériau synthétique en couverture, ciment amiante en couverture
Étages 2 étages carrés
Couvertures toit à deux pans
shed
Énergies énergie hydraulique
énergie électrique
produite sur place
achetée
turbine hydraulique
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables machine de production
(c) Inventaire général - Buchheit Chip - Schwarz Frank