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Rue de la Patrie et rue de l'Eglise rouge

Dossier IA67014104 réalisé en 2006

Fiche

Précision dénomination aménagement urbain
Appellations de la Patrie, Kirchweg, Kirchfeldstrasse, de l'Eglise rouge
Dénominations rue
Aire d'étude et canton Schiltigheim - Schiltigheim
Adresse Commune : Schiltigheim
Lieu-dit : quartier du centre ville, ancien village
Adresse : rue de la Patrie , rue de l' Eglise rouge
Cadastre : 1808 E ; 1912 15 ; 1990 15 ; 1990 16 ; 1990 24 ; 1912 25 ; 1990 25
Précisions oeuvre située en partie sur la commune Strasbourg

La rue de la Patrie à Schiltigheim et son prolongement la rue de l'Eglise rouge à Strasbourg est sans doute une des plus anciennes voies de communication reliant ces deux villes. Cet ancien chemin, bien que mentionné une première fois en 1681, date vraisemblablement du Moyen Age. Longtemps, il aurait été à l'usage exclusif des piétons. Son tracé est lié aux grandes phases de développement de l'ancien village et à celles de la ville voisine. Il demeura relativement inchangé jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Seule son extrémité sud au niveau de la ville de Strasbourg fut modifiée, une première fois après 1681 avec les travaux de fortification de Vauban, et une seconde fois, après 1870 avec la destruction de la fortification médiévale et moderne, la construction d'une nouvelle et l'urbanisation de la nouvelle ville. Mais ce fut dans l'immédiat après guerre que son tracé changea de manière importante, avec la construction du pont de l'Eglise rouge (1951) enjambant le canal de dérivation (1934-1935) et la future autoroute A. 350, afin de créer un véritable axe secondaire aboutissant à l'intersection des rues Jacques-Kablé et de Niederbronn. Afin de rentre la circulation plus fluide, la Ville de Schiltigheim fit rectifier le tracé au nord de la voie en achetant une propriété et en créant le square du Château en 1954-1956. Le chemin est dessiné sur une vue schématique de 1681, sous la mention de ""Fusssteg nach Schilkheim"", c'est à dire de chemin piétonnier montant vers Schiltigheim. En 1760, il est appelé Kirchweg (chemin de l'Eglise), en 1808, 1870, 1941 Kirchfeldstrasse (route/rue du champ de l'Eglise). Ce nom évoquant soit l'ancienne église paroissiale Sainte-Hélène (détruite en 1531), soit l'église luthérienne de Schiltigheim (rue Principale). La rue de la Patrie tire son nom actuel, pour la partie schilickoise, de la Brasserie Schutzenberger, implantée sur un terrain en bordure, dont l'ancien nom était la Brasserie de la Patrie. Tandis que le nom de rue de l'Eglise rouge pour sa partie strasbourgeoise réfère à l'ancienne église paroissiale Sainte-Hélène (emplacement supposé de l'actuel cimetière du même nom) et qui portait cette appellation populaire. Deux sépultures à inhumation y furent découvertes en 1868 lors de travaux de voirie, sans que l'on sache si elles se trouvaient sur le ban communal de Schiltigheim ou sur celui de Strasbourg. Si anciennement, avant le milieu du 19e siècle, seule la partie nord fut bordée de bâtiments (fermes, maisons, restaurants). Il faudra attendre les 1840 avec l'implantation de la brasserie Schutzenberger pour qu'elle se développe progressivement. Ce fut véritablement après la Guerre de 1870 qu'elle s'étendit encore vers le sud. Sa particularité fut qu'elle longe le point culminant de la commune, sur lequel fut édifié le château médiéval. De plus, quelques notables aux 19e et 20e siècles y eurent leurs propriétés.

Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

La rue de la Patrie débute à l'extrémité sud de l'ancien village, au carrefour des rues Principale, du Barrage et de la Mairie. Son tracé vers le sud-ouest, traverse le lieu-dit Schiltigheimer Matt qui est la partie la plus élevée du ban communal. Elle change légèrement d'orientation au niveau de l'intersection des rues des Chasseurs et Ungemach pour continuer vers le sud. Peu après, elle traverse le ban communal de Strasbourg, devient la rue de l'Eglise rouge, elle croise la rue de la Croix-des-Bannis, pour aboutir à l'intersection des rues Jacques-Kablé et de Niederbronn, après avoir traversé le pont enjambant le canal de dérivation et l'autoroute A. 350. Son tracé ancien était quelque peu différent. Ainsi, elle débutait au même carrefour, mais était orientée tout d'abord vers le sud-est, puis après deux angles à près de 90 degrés, l'un vers l'ouest et l'autre vers le sud, elle suit le tracé qu'on lui connait encore. Son extrémité sud avant 1870 était également différente, elle aboutissait à l'extrémité de la route de Brumath, près de l'ancienne porte de Pierre. Cet état sera après 1870 à peu de chose près similaire.

(c) Inventaire général - Haegel Olivier
Olivier Haegel

Chercheur à l'Inventaire Général du patrimoine culturel; site de Strasbourg, depuis de longues années.


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- Rachedi Abdessalem