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Présentation de la collection d’œuvres d'art de l'Université de Strasbourg

Dossier IM67018959 réalisé en 2012

Fiche

Aire d'étude et canton Strasbourg - Strasbourg
Localisation Commune : Strasbourg

PRÉSENTATION DU CORPUS

Entamé en avril 2011, l'inventaire des œuvres d'art de l'Université de Strasbourg a permis de recenser 121 œuvres d'art, dont 58 représentations de personnages illustres de l'université et de la communauté scientifique (bustes et peintures), toutes réparties entre 36 bâtiments ou sites. Un fonds, constamment enrichi, comprenant à l'heure actuelle 180 livres d'artistes, a également été identifié.

une collection qui présente une grande variété

Le présent dossier d'inventaire rend compte des 63 œuvres d'art moderne et contemporain présentes à l’Université de Strasbourg. Une des 8 tapisseries est moins récente, elle date de 1728. Cependant, par souci de cohérence dans l'organisation documentaire, il convenait de l'intégrer, d'ores et déjà, à ce dossier d'inventaire qui présente un regroupement de toutes les tapisseries de l'Université de Strasbourg autour de ce savoir-faire.

1. les formes

Au sein de ce premier dossier d’inventaire, sont présentées 14 sculptures/installations, 23 peintures, 4 estampes, 3 dessins, 8 tapisseries, 3 céramiques/mosaïques, 2 fresques, 5 photographies et 1 graffiti.

2. Les artistes

Dans l'ensemble, la très grande majorité des artistes sont français, seulement 6 sur 42 sont étrangers. Au sein des 36 artistes français, plus de la moitié sont nés et résident en Alsace ou ont vécu pendant un moment dans cette région.

En ce qui concerne les oeuvres qui ne font pas partie d'un ensemble, le tout est assez disparate. Il s'agit pour la plupart d’oeuvres réalisées par des artistes alsaciens reconnus localement et nationalement.

Le dossier des œuvres acquises par la procédure du 1% artistique et celui regroupant les tapisseries présentent des artistes reconnus internationalement tels que Vladimir Skoda, François Stahly, Jacques Despierre et même des grands noms de la tapisserie comme Jean Lurçat et Robert Wogensky.

Certains artistes ont réalisé des commandes publiques dans d'autres universités de France et à l'étranger. On retrouve des œuvres de François Stahly, par exemple, à l'Université Pierre et Marie Curie (campus Jussieu), au musée de l'université Stanford (États-Unis), ou encore au musée d'art contemporain de l'Université de Saô-Paulo (Brésil).

3. les procédures d’acquisition

Leurs procédures d'acquisition sont diverses : 13 ont été acquises par la procédure du 1% artistique, certaines sont des achats (émanant de doyens), d’autres, des dons, d’autres, encore, relèvent d'abandon au cours de l'histoire et la diffusion de ce dossier permettra peut-être d'élucider ces mystères...

Des regroupements possibles

Le dossier documentaire propose de les regrouper selon les thèmes suivants :

- les œuvres issues de la procédure du 1% artistique

Cette procédure qui concerne pourtant des établissements publics depuis 1954 est encore peu connue et peu mise en place. Ce dossier permettra d'apporter un éclairage sur son déroulement et les difficultés qui lui sont inhérentes.

- les tapisseries

Le dossier comprend 8 tapisseries, dont 7 sont dites d'Aubusson.

- les œuvres de la faculté de droit, des sciences politiques et de gestion

C'est à la faculté de droit que l'on trouve le plus important regroupement d’oeuvres contemporaines. Celles-ci ont été réalisées par des artistes reconnus pour la plupart localement et acquises à la suite d'une exposition dans ces locaux. Ce dossier permettra de mettre l'accent sur des artistes alsaciens et sur une initiative locale et événementielle comme ferment d'achats d’oeuvres d'art.

Les raisons d’une collection variée

De façon générale, la somme des œuvres d'art acquise par une université n'est pas pensée comme un ensemble obéissant à des liens formels ou thématiques établis qui traverseraient les époques. De fait, la collection ne

présente pas de cohérence d'ensemble. Les acquisitions ont été effectuées de façon sporadique, majoritairement entre les années 60 et 90, et sont, pour la plupart, le fruit d'initiatives individuelles (sauf en ce qui concerne les oeuvres issues de la procédure du 1% artistique).

Néanmoins quelques œuvres ont été acquises ensemble, à une même occasion, celle d'une exposition. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer conjointement.

1. Le fonctionnement et l’organisation de l’université française

Cela est dû, tout d’abord, au fonctionnement et à l'organisation de l'institution universitaire en générale, puisque la Présidence d'une université, et donc les orientations politiques et directives administratives afférentes, changent tous les 5 ans.

2. Choisir une œuvre d’art à l’université : une question de goût et une question politique

Des critères subjectifs, tel que la question très personnelle du goût, peuvent entrer en ligne de compte en matière de décision artistique. Une personne peut aimer une œuvre, et une autre détester la même œuvre. Or, dans un schéma traditionnel, à l’université, ce sont les dirigeants (président d'université et doyens) qui impulsent d'une part l'initiative de l'acquisition d’une œuvre d’art, et qui sont largement impliqués, voire parfois seuls décisionnaires, quant au choix de l'œuvre d'art elle-même. Lors d’un changement de direction, le nouveau dirigeant, d’une part, pourra vouloir faire désinstaller une œuvre acquise avant sa prise de fonction parce qu’il ne l’aime pas ou parce que son personnel ne l’apprécie pas et ne veut plus la voir.

3. Les missions spécifiques de l’université française

Enfin, la constitution d’une collection permanente, comme c’est le cas à l’université, ne relève pas des mêmes critères de sélection opérant dans le cas d’une exposition temporaire, (qui, elle, aura pour but de transmettre une vision sur l’art à un moment donné ou sur la carrière d’un artiste) ; ou de la collection d’un musée qui a pour mission préétablie de rendre compte d’un type d’art (le Musée du Quai Branly présente l’art primaire, par exemple) ou d’une certaine époque (le Musée d’art moderne et contemporain). L’université, elle, n’est pas un musée mais une institution publique à visée pédagogique traversant les époques. Elle présente une collection plus disparate mais rendant compte de la diversité de la création artistique dans le temps et dans les formes qu’elle peut prendre.

(c) Inventaire général - Baguet Aude
Aude Baguet

Chargée de l'inventaire des œuvres d'art de l'Université de Strasbourg auprès du Service de l'Action Culturelle de l'Université (SUAC) de 2011 à 2012.


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