Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Place de la République

Dossier IA67040113 réalisé en 2013

Fiche

L'origine de la place est vraisemblablement antérieure à l'établissement du plan d'extension de 1880. Elle trouve très vraisemblablement sont origine dans le projet de l'Université (cf. dossier) et la volonté de rattacher celui-ci au cœur de la vieille ville.

Les projets

Le projet d'August Orth

Dans son rapport, August Orth accorde une attention toute particulière au traitement de la place qu'il illustre dans son rapport de plusieurs planches et figures illustratives et explicatives. Il conçoit la place comme un prolongement de la place Broglie. De forme grossièrement rectangulaire, elle est implantée dans l'espace compris entre la vieille ville et le parc du Contades qui constitue un écran de fond à la place. Ce parti conduit à renoncer à une orientation en fonction de l'Université dont l'emplacement est déjà arrêté. Ainsi, la voie partant de l'Université en direction de la place ne débouche-t-elle, assez maladroitement que sur l'angle sud-est de la place.

La place impériale. Détail du projet d'extension soumis par August Orth.La place impériale. Détail du projet d'extension soumis par August Orth.

Dans un projet plus précis qu'il élabore pour l'aménagement de la place, l'architecte propose une variante pus heureuse : la voie de liaison entre la place et l'Université offre une perspective sur l'espace central de la place où est prévue un colonne commémorative.

La place impériale. Proposition alternative d'August Orth.La place impériale. Proposition alternative d'August Orth.

Dans son projet, Orth propose que la place soit dominée par une imposante église protestante dont la taille sera supérieure aux autres églises paroissiales de la ville afin de constituer un écho à la cathédrale. Ses côtés est et ouest sont appelés à accueillir des édifices officiels tandis que le côté sud ouvrira sur la place Broglie et la face postérieure du théâtre municipal déjà construit (actuel opéra). Pour ce côté, Orth recommande le dégagement du théâtre et l'homogénéisation des espaces latéraux. En effet, une dissymétrie de ce côté de la place serait préjudiciable à la composition d'ensemble. A cette fin, il prévoit la reprise d'alignement du casino militaire, sur l'extrémité nord-est de la place Borglie, et des rues adjacentes sur le côté ouest du théâtre.

Les espaces paysagers font l'objet d'une grande attention de la place de Orth. Il prévoit au centre de la place l'aménagement de trois parterres rectangulaires gazonnés dont les deux latéraux seraient agrémentés de fontaines. Le parterre central, orienté dans l'axe de l'église, accueillerait quant à lui une colonne de la paix ou un autre monument commémoratif.

Vue perspective du projet d'August Orth pour la place impériale.Vue perspective du projet d'August Orth pour la place impériale.

Le canal du Faux Rempart, qui borde l'extrémité orientale de la place Broglie, constitue une entrave à la liaison entre cette place et la future place. Orth contourne cette difficulté en couvrant le canal tout en aménageant deux percements laissant l'eau visible, le premier dans l'alignement du théâtre et du centre de la place, le second au nord-est. Par souci de symétrie, Orth prévoit l'aménagement au nord-ouest d'un bassin orné d'un groupe sculpté de Neptune faisant pendant au second percement.

Le projet de Conrath

La solution proposée par l'architecte municipal de Strasbourg diffère de celle de son concurrent non seulement dans le fond mais également dans la forme de sa présentation. Alors que Orth détaille son projet par le menu, Conrath s'attache surtout à justifier son choix de renoncer au prolongement de la place Broglie par la future place.

A cette solution, il préfère le parti d'une orientation déterminée par la place de Schiltigheim au nord (actuelle place de Bordeaux) et l'Université à l'est. Outre le jeu de perspective entre l'Université et la future place, ce choix se justifie également aux yeux de Conrath par la qualité du point de vue qui s'offre au spectateur depuis le nord en direction de la vieille ville.

Pour ce qui est de l'aménagement de la place proprement dite, Conrath reste assez vague, proposant une place de plan carré bordée sur trois de ses côtés de bâtiments officiels. Le quatrième côté, qui débouche sur la place Broglie, demeure non bâti. Enfin, Conrath prévoit le recouvrement du canal du Faux Rempart à hauteur de la jonction entre les deux places.

Détail de la place impériale dans le projet d'extension soumis par Jean-Geoffroy Conrath.Détail de la place impériale dans le projet d'extension soumis par Jean-Geoffroy Conrath.

Le projet d'Eggert

La proposition soumise par Eggert apparaît comme une synthèse des deux précédentes. A l'instar de Orth, il positionne la place dans le prolongement de la place Broglie tandis que, comme Conrath, il utilise les axes porte de Schiltigheim - cathédrale et place - Université comme éléments structurants de la place. Toutefois, ceux-ci ne débouchent pas sur les cotés, mais sur les angles de la place.

Enfin, il se départit des deux autres propositions en ne prévoyant pas le recouvrement du canal du Faux Rempart, mais jette simplement un pont dans le prolongement du théâtre.

Détail de l'esquisse proposée par Hermann Eggert pour l'extension de Strasbourg.Détail de l'esquisse proposée par Hermann Eggert pour l'extension de Strasbourg.

Une question longuement débattue

Lors de la tenue de la commission d'experts réunie du 23 au 28 septembre 1878 pour examiner les projets du plan d'extension de Strasbourg, la question de l'aménagement de la future place impériale et surtout de son orientation fait l'objet d'abondantes discussions entre les participants car celle-ci conditionne à leur sens la liaison entre l'ancienne et la nouvelle ville.

Les avis sont partagés sur la nécessité ou non de positionner la future place dans l'alignement de la place Broglie. A l'issue d'une journée de discussion (le 25 septembre), il est décidé de procéder à un vote. A son issue, c'est la proposition d'un non alignement, donc celle de Conrath, qui l'emporte à 10 voix contre 8. En dépit de ce vote, plusieurs membres de la commission, dont Orth bien entendu, mais également l'architecte de Mayence Edouard Kreyssig, regretteront ce choix et continueront à proposer des solutions fondées sur un alignement des places.

Une deuxième question est celle de la couverture ou non du canal du Faux Rempart qui coule au nord-est de la place Broglie, créant ainsi une rupture entre cette dernière et la future place et, par-delà entre l'ancienne et la nouvelle ville. Ainsi qu'il a été vu, les trois projets proposent tous une solution différente : recouvrement complet (Conrath), partiel (Orth) ou maintien du canal à ciel ouvert (Eggert). Plusieurs membres de la commission (dont Baumeister et Leins) se montrent favorables au maintien de l'ouverture du canal. Il convient également de mentionner la proposition de l'architecte Kreyssig qui propose de résoudre la question par un déplacement septentrional du canal qui rejoindrait l'Ill et l'Aar au nord du jardin du Contades.

Reconstitution par E. Ollivier et C. Denu de la proposition de l'architecte Kreyssig pour l'aménagement de la place de la République et le déplacement du canal des Faux Remparts.Reconstitution par E. Ollivier et C. Denu de la proposition de l'architecte Kreyssig pour l'aménagement de la place de la République et le déplacement du canal des Faux Remparts.

Quelques mois après la tenue de la commission, en novembre 1878, l'architecte de Stuttgart, von Leins, soumet un projet d'aménagement de l'espace de transition entre la place et la place Broglie fondée sur la proposition d'aménagement de la place par Conrath. Il propose de conserver le pont originel, le pont du Théâtre, et de le doubler d'un second. De surcroît, il envisage l'implantation d'une fontaine ainsi que d'une colonnade qui fermerait la face arrière du théâtre. Comme il sera vu plus bas, si cette proposition ne fut pas retenue, il est fort probable que l'architecte Ott s'en souvint lorsqu'il reconstruisit la face arrière du théâtre.

Sur le plan d'extension définitif, validé en avril 1880, la place apparaît comme un espace quadrangulaire bordé sur trois de ses côtés par cinq îlots de construction destinés à accueillir des édifices publics. Le quatrième côté, jouxtant la vieille ville, est laissé non bâti. Il débouche sur le canal du Faux Rempart, in fine maintenu découvert et sans déplacement de son cours et, par-delà vers la place Broglie et la vieille ville. En complément du pont du Théâtre, lui aussi maintenu, deux autres ponts sont prévus à l'est du théâtre pour assurer la liaison entre les deux places.

L'aménagement de la place et de ses abords

Les premières esquisses pour la construction de la place sont contemporaines de l'édification du Palais impérial, en 1884.

Bien que le maire eût préféré attendre l'achèvement de ce chantier pour proposer un plan de la place, la direction des travaux du palais n'est pas du même avis. Ainsi, un premier projet est soumis en 1886 par l'architecte municipal Conrath. Celui-ci s'inspire fortement des principes de composition établis dans le plan d'extension de 1880 : les deux axes orthogonaux conduisant respectivement de la porte de Schiltigheim (actuelle place de Bordeaux) à la flèche de la cathédrale et du Palais impérial à l'Université y étaient prolongés jusqu'au centre où ils aboutissaient à un refuge appelé à être surmonté d'un groupe sculpté. Quatre jardins sont prévus, aménagés sur les îlots dessinés par les deux axes. Ils devaient être dotés de fontaines.

Ce projet ne reçoit pas l'assentiment du Ministère de l'Intérieur qui exige un nouveau projet. A la fin de l'année 1886, sept projets sont présentés lors d'un réunion des représentants du Pays d'Empire mais aucune décision n'est prise.

Peu après, l'architecte municipal Johann Karl Ott, qui avait succédé à Conrath l'année précédente, soumet à son tour un projet d'aménagement de la place. L'espace central de la place, légèrement encaissé et aménagé selon un plan circulaire, est désormais planté et traversé de deux promenades se coupant perpendiculairement dans le prolongement des deux axes orthogonaux. La circulation est rejetée sur le pourtour de l'espace central.

Projet d'aménagement de la place par Johann Carl Ott en 1886-1887.Projet d'aménagement de la place par Johann Carl Ott en 1886-1887.

Fin janvier 1887, l'approbation du projet par l'empereur revient de Berlin. En novembre de la même année, le projet de la place est présenté au Conseil municipal par le maire Otto Back.

Il est intéressant de noter qu'à cette occasion, Back souligne la nécessité de procéder concomitamment à l'aménagement de la place, à celui des abords du canal du Faux Rempart, notamment du côté de la vieille ville. Ce choix traduit très vraisemblablement la volonté d'intégrer les franges de la vieille ville à l'aménagement de la place. Il en va de même du projet de réfection de la façade postérieure du théâtre municipal, endommagée durant le siège de l'été 1870 et tournée vers la place, qui est exactement contemporain de l'aménagement de la place et également signé de Ott. Le projet qu'en fait ce dernier : façade à abside semi-circulaire flanquée de colonnes ioniques est fort vraisemblablement inspiré de la proposition faite neuf ans plus tôt par l'architecte de Stuttgart von Leins. Cette reprise semble d'autant plus plausible que dans un article paru en novembre 1886 de la revue Centralblatt für Bauverwaltung, il est fait référence à la proposition qu'avait faite von Leins et dont les esquisses sont à cette date, toujours en possession de l'administration municipale1.

Les modifications apportées à la place

Très rapidement, la place fait l'objet de propositions de modifications. Si in fine, très peu furent effectivement réalisées, elles témoignent néanmoins de l'attention accordée à la composition de cet ensemble urbain et, notamment, des hésitations quant à sa liaison avec la ville ancienne.

L'implantation de monuments commémoratifs

En 1904, le conseiller ministériel Beemelmans soumet au Statthalter un projet de construction d'un monument commémoratif à Guillaume Ier qui s'accompagne d'une transformation de la place proche de celle qu'avait faite Frentzen en 1886. La place se retrouve amputée de sa moitié orientale ou deux îlots de construction sont prévus. L'aménagement circulaire central se trouve à nouveau réduit à un unique monument comme sur le premier projet d'aménagement de la place par Conrath. Les espaces plantés se limitent à un jardin fermé aménagé devant le palais et traversé par une allée curviligne conduisant au palais. Le projet soumis au Statthalter et au maire, à titre confidentiel uniquement, reste sans lendemain. La réalisation d'une statue équestre dédiée à Guillaume Ier en constitue la seule concrétisation.

Contrairement à ce qu'avait prévu Beemelmans, celle-ci ne prend pas place au centre de la place, mais légèrement plus à l'est, avant l'intersection des deux axes. Le monument signé de Louis Tuaillon et inauguré en 1911, est mis à bas en 1918.

La place, baptisée place de la République après le retour de Strasbourg à la France, accueille en 1936 un monument aux morts. Ce dernier est implanté au centre de la place, conformément à ce qu'avaient prévu les différents projets d'aménagement de la place depuis Conrath.

Une place ouverte ou fermée ?

En 1882, dès avant même l'aménagement de la place proprement dit, des modifications apportées au découpage des îlots bordant la place en altéraient fortement l'aspect. La réunion, un temps envisagée, des deux îlots Est destinés à accueillir le bâtiment de la Délégation du Pays d'Empire (Landesausschuss) conduit à une fermeture de la place sur son côté oriental. Le projet, qui suscite de vives réactions locales, est rapidement abandonné.

En 1904, la municipalité décide d'ouvrir un concours pour le surhaussement de la partie postérieure du théâtre. Cette initiative est amenée à avoir des répercussions directes sur l'aspect de la place impériale. En effet, il ne s'agit pas tant de modifier l'espace scénique de l'édifice que de proposer une fermeture de la place Broglie au niveau de sa jonction avec la place impériale. Cet état de fait apparaît de manière éloquent à la première analyse des deux projets primés du concours qui tout deux présentent l'aménagement vu depuis la place impériale. Ce projet n'est toutefois jamais mis à exécution et il n'en est plus fait mention au delà de 1905.

Ces deux projets témoignent d'une recherche évidente de monumentalité du front sud de la place impériale. L'effet, dans les deux cas, aurait sans nul doute conduit à une fermeture architecturale de la place impériale sur son côté méridional et à sa césure d'avec la place Broglie, renouant ainsi avec les propositions faites vingt-cinq ans plus tôt par l'architecte von Leins et faisant écho à l'ensemble formé par les deux bâtiments ministériels de l'autre côté de la place impériale dont on prévoyait également la fermeture dans les mêmes années.

En effet, autour de 1917, au moment de la construction du bâtiment ministériel Est, l'idée émerge de jeter un pont entre les deux bâtiments ministériels de part et d'autre de la Kaiser-Friedrich-Strasse (actuelle avenue de la Paix). Cet aménagement dont l'intérêt, avant tout esthétique, réside dans la clôture de la face nord de la place que l'on juge la moins heureuse, suscite l'émotion des riverains qui craignent de se voir privés de la perspective axiale sur la flèche de la cathédrale.

La Délégation des Pays d'Empire, qui est à l'initiative du projet, fait réaliser en 1910 un maquette en bois à taille réelle et sollicita l'avis de deux experts, vraisemblablement, selon Klaus Nohlen, Karl Henrici d'Aix-la-Chapelle et le professeur Pützer de Darmstadt. Ils se prononcent tous deux en faveur du pont. Néanmoins, le projet avorte non tant en raison de l'émoi des riverains que pour des raisons financières. En effet, la Délégation n'estime pas avoir à financer un aménagement dont la finalité première ne relève pas de ses prérogatives mais de celles de la Ville puisqu'il s'agit, en premier lieu, d'embellir une place municipale.

Au delà de la première Guerre mondiale, la place, devenue place de la République, puis durant la seconde annexion, place Bismarck, ne connaît pas de modification majeure. Néanmoins, la place grandissante de l'automobile en altére sensiblement l'aspect jusqu'à ce que les travaux, engagés au début des années 2000 pour l'aménagement de la ligne de tramway, sans modifier son plan d'origine, lui confèrent un aspect nouveau.

De par l’importance des débats afférents à l’aménagement de son côté sud, la place impériale offre un témoignage éloquent des réflexions qui ont eu cours au sujet de la liaison entre la ville historique et la ville nouvelle au moment de l’élaboration de celle-ci. Les solutions proposées, puis celles apportées traduisent la double appartenance culturelle du plan d’extension de Strasbourg.

En effet, place centrale dans le plan d’extension dont elle participe de la structuration, la place impériale s’inscrit tant dans la lignée de l’urbanisme néo-classique parisien que dans les tendances allemandes, plus paysagères.

Ainsi, la monumentalité qui lui est conférée par l’implantation d’édifices officiels sur trois de ses côtés (nord, est et ouest) et son orientation qui permet l’établissement d’une vue perspective depuis le nord sur la flèche de la cathédrale, appellent des rapprochements avec les aménagements urbains parisiens et, en premier lieu avec la place de la Concorde. Ce rapprochement semble d’autant plus opportun que, à l’instar de la place parisienne, la place impériale est elle aussi, sise aux confins entre la ville ancienne et de nouveaux quartiers. A ce titre, toutes deux jouent un rôle de couture urbaine.

Néanmoins, la dimension paysagère, de la place impériale de Strasbourg va au-delà d’une simple composition axiale pour proposer un véritable tableau urbain dont participe largement l’élément végétal. Cette attention dont, ainsi qu’il a été vu, on trouve la trace dès 1878 lors de la réflexion pour l’établissement du plan d’extension, témoigne de la modernité des débats qui se sont tenus à Strasbourg et rattache également la place impériale à l’urbanisme pittoresque qui prédominera en Allemagne à partir des dernières années du 19e siècle.

1cf. Appelius, 1886, p. 436.
Dénominations place
Aire d'étude et canton Neustadt de Strasbourg
Adresse Commune : Strasbourg
Adresse : place de la République

La place figure dans le plan d'extension dont elle constitue un élément structurant. Elle est destinée à être une place monumentale à l'intersection entre la nouvelle et l'ancienne ville.

Sa construction est consécutive à l'édification du palais impérial, premier édifice qui la borde. Après plusieurs propositions, dont les premières remontent à 1884, c'est le plan de l'architecte municipal Johann Carl Ott, daté de 1886, qui est retenu.

Dès le début des années 1880 et jusqu'à la veille de la première guerre mondiale, plusieurs projets visant à fermer la place sont proposés sans qu'aucun ne soit réalisé.

Plusieurs monuments ont été réalisés pour la place, en 1904, une statue équestre de Guillaume Ier, mise à bas en 1918, un monument aux morts en 1936 de Léon Drivier puis au début des années 2000, une œuvre de Bert Theis, l'Hommage aux vivants. La place de la République correspond à l'ancien Kaiserplatz (Place impériale), cœur symbolique et monumental de la Neustadt.

L'origine de la place est vraisemblablement antérieure à l'établissement du plan d'extension de 1880. Elle se retrouve en effet dans les trois propositions faites pour ce plan qui présentent certaines similitudes (emplacement à proximité de la place Broglie à l'extrémité de l'axe impérial).

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1887, daté par source
Auteur(s) Auteur : Ott Johann Karl,
Johann Karl Ott

Architecte municipal de Strasbourg de 1887 à 1908.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par source

La place est située à l'extrémité ouest de l'axe impériale en bordure de la vieille ville. Elle présente un plan rectangulaire délimité sur ses côtés ouest, nord et sud par des édifices publics : palais du Rhin (ancien Palais impérial) à l'ouest, Trésorerie générale et Préfecture (anciens bâtiments ministériels) au nord, Bibliothèque nationale et universitaire et Théâtre National de Strasbourg (ancien bâtiment de la Délégation du Pays d'Empire) à l'Est. Le côté sud, donnant sur la place Broglie et par delà sur la vieille ville, n'est pas construit. Toutefois, la présence à ce niveau d'arbres et du canal du Faux-Rempart assurent une certaine séparation entre les deux espaces reliés par le pont du Théâtre.

La place est bordée par deux voies latérales courant d'est en ouest : le quai Jacques-Sturm qui se prolonge par l'avenue de la Marseillaise, au sud, et les rues du Maréchal-Joffre du Maréchal-Foch au nord. Deux axes structurants de l'ensemble de la Neustadt débouchent sur la place : au nord, l'avenue de la Paix et l'axe impérial, aujoufd'hui formé par les avenues Victor-Schoelcher et de la Liberté.

La partie centrale de la place, de plan circulaire est d'un mètre environ plus basse que le reste de la place. Elle est aménagée en jardin régulier. Celui-ci est traversé par deux doubles promenades piétonnes qui prolongent les axes mentionnés précédemment et se coupent perpendiculairement. A leur point de rencontre, s'élève le monument aux morts de Léon Drivier. Une troisième allée, circulaire, court en bordure du jardin.

Les treize parcelles ainsi dessinées par les promenades sont plantées de pelouses et d'arbres d'essences diverses dont certaines variétés semblent remonter à l'origine de la place.

Les quatre coins de la place sont également plantés de pelouses et d'arbres. Une installation, l'Hommage aux vivants de Bert Theis, prend place depuis les années 2000 dans la parcelle du sud-est.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Direction régionale des affaires culturelles d'Alsace, fonds du Denkmalarchiv, DAR 482D169/1, OTT, Johann Carl, Entwurf für die Gestaltung der Strassen u. Anlagen der Umgebung des Kaiserpalastes, (1/500e), 1887,

  • Archives municipales et communautaires de Strasbourg, 1MW218, Débats du Conseil municipal, 1882

    séance du 18 avril
  • Archives Municipales et Communautaires de Strasbourg, 1MW224, Débats du Conseil municipal de Strasbourg, 1887.

    séance du 9 novembre
  • CONRATH, Jean-Geoffroy, Bericht des Stadtarchitekten über den Bebauungsplan der enen Stadttheilen Strassburgs, Strassburg, G. Fischbach, 1872 (sic).

    p. 5
  • ORTH, August, Entwurf zu einem Bebauungsplan für Strassburg bearbeitet im Auftrag der Stadtverwaltung, Leipzig, E.A. Seemans, 1878.

    p. 23-27
  • ORTH, August, Bericht des Architekten Orth über den Bebauungsplan der neuen Stadttheilen Strassburgs, Strasbourg, G. Fischbach, 1878.

  • Protokolle über die Sitzungen zur Feststellung des Bebauungsplanes für die Stadt Strassburg, Strasbourg, G. Fischbach, 1879

    p. 23-24, 61, 73, 76
  • BAUMEISTER, Reinhard, "Die Stadterweiterung von Strassburg" Die deutsche Bauzeitung, 1878, n° 68, 70.

  • APPELIUS, "Preisbewerbung für Entwürfe zu einem Landesausschuss-Gebaude in Strassburg im Elsass", Centralblatt der Bauverwaltung, 1886, 44, p. 435-437.

Documents figurés
  • Archives municipales et communautaires de Strasbourg, BRB 1561, CONRATH, Jean-Geoffroy, Bebauungsplan für die Erweiterung der Stadt Strassburg, 1/5000e, Strasbourg, R. Schulz & Cie, 1880.

  • Archives départementales du Bas-Rhin, 5AL10/3, Projekt für die Anlage der Kaiserplatz in Strassburg, (1/2000e), 1886.

  • Archives Municipales et Communautaires de Strasbourg, fonds du service d'architecture, 153MW631, Theater Anbau, 1887-1891.

  • Archives Municipales et Communautaires de Strasbourg, fonds du service d'architecture, 979W35, Umbau des Stadttheaters in Strassburg, s.d. [1904].

Bibliographie
  • Architekten und Ingenieur-Verein für Elsass-Lothringen, Strassburg und seine Bauten, Strassburg, Karl J Trübner, 1894

  • DENU, Claude, OLLIVIER, Eric, Le plan d'extension de la ville de Strasbourg, Naissance d'une planification ?, Ecole d'Architecture et d'Urbanisme de Strasbourg, 1978 (dactyl.).

    p. 132
  • GAMERRE, Simon, Les Aménagements plantés de l'axe impérial, étude de l'urbanisme allemand de Strasbourg après 1870, Mémoire de DESS, Jardins Historiques, Patrimoines et Paysage sous la direction de BOURA, Frédérique, 2003, dactyl.

  • NOHLEN, Klaus, Construire une capitale. Strasbourg impérial de 1870 à 1918. Les bâtiments officiels de la place impériale, Strasbourg, Edition de la Société Savante, 1997.

    p. 171, 181-187

Liens web

© Inventaire général - Pottecher Marie