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Mine de potasse du puits Staffelfelden

Dossier IA68000823 réalisé en 2003

Fiche

Appellations puits Staffelfelden
Parties constituantes non étudiées puits d'extraction, bâtiment de recette, bâtiment de la machine d'extraction, moulin, vestiaire d'usine, corps de garde, passerelle, transformateur
Dénominations mine
Aire d'étude et canton Cernay
Adresse Commune : Staffelfelden
Lieu-dit : sans toponyme
Adresse : rue du Château
Cadastre : 2000 6 23, 116

Le puits de Staffelfelden est le 25e et l'avant dernier puits construit dans le bassin potassique haut-rhinois. Il est foncé jusqu'à 858 m entre 1968 et 1971 à l'endroit même où plusieurs sondages effectués au début des années 1950 avaient fait jaillir du pétrole. Mis en exploitation en 1972, ce petit puits spécialisé dans l'extraction est relié au grand puits voisin Marie-Louise par une passerelle abritant un convoyeur à bande de 700 m de longueur. Toutes les installations du carreau datent de 1971 et 1972 : chevalement Vénot (étudié IA6800824), recette, bâtiment et machine d'extraction AEG (étudiée IM688679), hangar industriel à profil de carène, moulin, vestiaires d'usine, transformateur électrique (63/5 kW) et corps de garde. En 1972, le puits extrait 1 674 000 tonnes de sel brut. Son record de 1978, avec 4 785 000 tonnes, équivaut à l'extraction de l'ensemble du bassin potassique entre 1910 et 1921. Arrêté en 1998, le puits de Staffelfelden a perdu son grand hangar à profil de carène et sa passerelle de liaison avec Marie-Louise en 2002. Les démolitions se sont poursuivies pendant l'inventaire et le carreau a été totalement arasé fin 2003.£Le puits Staffelfelden était équipé d'un chevalement en acier de type allemand fourni par les ateliers Vénot, à Onnaing (Nord) et d'une machine d'extraction électrique G.H.H. à poulie Koepe quadricâble mue par un moteur AEG à courant continu de 6000 kW.£Existence d'un fonds d'archives privées.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1968, daté par source ; daté par travaux historiques
1971

Le carreau minier est implanté en rase campagne et à 700 m du carreau de mine Marie-Louise auquel il était relié jusqu'en 2002 par une longue passerelle aérienne. Le grand hangar à profil de carène disparu se situait dans l'alignement parfait de cette passerelle et perpendiculairement au moulin avec vestiaires qui, lui, se trouvait relié à la recette du puits. A l'exception de ce hangar dont la charpente en bois était recouverte de béton, tous les bâtiments du carreau sont charpentés de fer et recouverts de plaques en matériau synthétique (murs et toitures). Le chevalement Vénot en acier est de type allemand (à faux-carré porteur). Ses deux bigues tournées vers l'ouest sont en poutrelles-caisson avec trappes de visite.

Murs fer
essentage de matériau synthétique
pan de fer
Toit matériau synthétique en couverture
Étages rez-de-chaussée surélevé
Couvrements charpente métallique apparente
Escaliers
Énergies énergie électrique
achetée
moteur électrique
États conservations établissement industriel désaffecté, détruit après inventaire

Avec le petit nombre de ses bâtiments, le puits Staffelfelden était parfaitement représentatif de la dernière génération des puits établis en Europe : un puits aux équipements surpuissants et aux fonctions très spécialisées, puisque se résumant à l'extraction, au broyage et au stockage intermédiaire des sels bruts. Ces derniers étaient acheminés et traités sur le carreau Marie-Louise.

Statut de la propriété propriété d'un établissement public de l'Etat
Éléments remarquables chevalement, hangar industriel, machine énergétique (étudiée dans la base Palissy)
(c) Inventaire général - Buchheit Chip