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Maison dite château de Schauenbourg

Dossier IA67009243 réalisé en 2000

Fiche

Appellations château de Schauenbourg
Parties constituantes non étudiées cour
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Hochfelden
Adresse Commune : Hochfelden
Adresse : 3 rue de l' Hôpital
Cadastre : 1982 01

Une maison avec dépendances, entourée d'un grand jardin, fut élevée dans la 2e moitié du 18e siècle, non loin de l'église paroissiale et de l'ancien château. Le nom du commanditaire est resté inconnu. A la Révolution, elle appartenait à un certain Kuhn ; il la vendit à un Desmoulins de Phalsbourg, qui la revendit en 1802 au général Balthasar de Schauenburg, époux de Sophie Albertini d'Ichtratzheim, apparentée à la famille qui possédait Hochfelden avant la Révolution. En 1867, le baron Pierre Maximilien Arthur de Schauenbourg (plusieurs fois maire de la commune) entreprit un remaniement important de la maison : il fit ajouter un toit à la Mansart sur le bâtiment, un avant-corps pour la cuisine et un autre avec une cage d'escalier. Au-dessus des portes d'entrée il fit sculpter des écus aux armes des Schauenbourg. La porte de l'avant-corps ouest remploie une grille en fer forgé du 18e siècle, dans la fenêtre en dessus-de-porte ; au centre un médaillon présente un monogramme (deux A entrecroisés ?). Les anciennes dépendances furent détruites et de nouveaux bâtiments élevés avec des étables, granges et bâtiments utilitaires, à côté de l'ancienne sellerie. Ces travaux ont été sans doute exécutés par Louis Furst, architecte de l'arrondissement de Saverne. Après la mort du baron de Schauenbourg, en 1894, le château ne fut plus habité et la ville en fit l'acquisition en 1909 pour abriter la maison des malades et les soeurs garde-malades. En 1989 de nouveaux grands bâtiments furent élevés dans le jardin pour la maison de retraite.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1867
Auteur(s) Auteur : Furst Louis, architecte,

Maison située dans un grand jardin, entouré d'un mur de clôture, avec porte cochère. Murs en maçonnerie, avec fausses chaînes peintes sur la rue (en grès sur la tourelle d'escalier). Sous-sol, avec porte à linteau droit sur un mur-gouttereau, cachée par des battants métalliques. Fenêtres en arc segmentaire, reliées à l'étage par un cordon. Toit brisé avec mansardes. Sur le gouttereau antérieur, avant-corps polygonal, abritant la cage d'escalier. Une porte à l'est et une à l'ouest ont des clefs saillantes sculptées des armoiries des Schauenbourg. Sur le gouttereau postérieur, perron avec garde-corps en fonte peinte. Sur le mur sous croupe ouest, avant-corps en rez-de-chaussée, couvert d'un toit brisé. A l'intérieur, cage d'escalier en grès, abritant un escalier tournant, avec rampe en fonte. Les pièces situées côté jardin ont conservé des lambris de bois, au décor stuqué (?) couvert d'une épaisse couche de peinture. Deux panneaux représentent des trophées de chasse et des instruments de musique, reliés par des rubans ; une pièce comporte un placard à chapeau de gendarme et des lambris d'appui. Portes aux vantaux à panneaux moulurés, chantournés.

Murs enduit
maçonnerie
Étages sous-sol, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans brisés
croupe brisée
Typologies baie en arc segmentaire, décor stuqué, lambris, tourelle d'escalier, perron
États conservations restauré
Techniques sculpture
décor stuqué
Précision représentations

Armoiries des Schauenbourg au-dessus des portes d'entrée ; trophées de chasses et d'instruments de musique dans les pièces du rez-de-chaussée.

(c) Inventaire général - Scheurer Marie-Philippe - Raimbault Jérôme
Jérôme Raimbault

Chercheur au Service de l'Inventaire Général du Patrimoine Culturel de la Région Grand Est.


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