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Maison d’industriel dite Villa Lang

Dossier IA67080355 réalisé en 2018

Fiche

Œuvres contenues

  • Le second oeuvre en métal de la maison de l'industriel Lang à Sélestat
  • Le décor sculpté de la maison de l'industriel Lang à Sélestat
  • Le décor intérieur de menuiserie et de plâtre de la maison de l'industriel Lang à Sélestat

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une opération d'urgence menée en mai 2018 par Frank Schwarz en raison de la cessation d'activité en octobre 2017 de l'usine Albany anciennement Martel Catala & Cie dont dépend la villa et des projets de vente du site.

La campagne de prises de vues est assurée par Frédéric Harster.

Précision dénomination d'industriel
Appellations Villa Lang
Parties constituantes non étudiées parc
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Sélestat - Sélestat
Adresse Commune : Sélestat
Adresse : 2 rue du Général-Patch
Cadastre : 2018 01 18

En 1872, Joseph Louis Lang (1809-1873) qui exploite avec son fils, Ignace Irénée (1841-1922), la manufacture de toiles métalliques Louis Lang et Fils à Sélestat, fait bâtir une villa à proximité de la gare et de la voie ferrée Strasbourg-Bâle. En 1877, les Ets Martel Catala & Cie (étudiés, IA67080354) s’installent sur les terrains de l’ancienne poste à chevaux Dengler, sur la route de Strasbourg, à l’est de la villa. En 1884, Ignace Irénée Lang fait l’acquisition du jardin du Tivoli et du jardin Schlatter pour accroître son domaine vers le sud-est. Il sollicite alors la ville pour acquérir auprès d’elle le chemin qui y mène, depuis la route reliant Sélestat à Nancy.

La villa reste la propriété de la famille Lang vraisemblablement jusqu’au décès d’Ignace Irénée en 1922. Elle est alors acquise ainsi que les dépendances avec logements de domestiques à l’arrière (disparues) par les dirigeants de l’entreprise Martel Catala & Cie qui l’occupent et l’intègrent dans l’emprise usinière voisine. Après la Deuxième Guerre mondiale, la villa est réaménagée pour y installer des bureaux au rez-de-chaussée et des logements pour employés dans les étages. Elle conserve ces fonctions de longues années. Après le rachat de l’usine par la firme Albany, des travaux de rénovation des logements sont engagés mais ne sont pas menés à leur terme. Au moment de l'enquête, en mai 2018, la villa est inoccupée et devrait être vendue avec le reste du site de production où l’activité a définitivement pris fin en octobre 2017.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , porte la date
Dates 1872, porte la date
Auteur(s) Auteur : Lang Louis, auteur commanditaire, attribution par source

La villa, de plan rectangulaire, comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans et croupes brisés couvert d’ardoises. Elle est flanquée, de part et d’autre, d’une petite aile en rez-de-chaussée surmontée d’une terrasse avec garde-corps en fer forgé (étudié, IM67046100). Édifiée en appareil de grès et de briques apparentes sur un soubassement en blocs de grès à bossage, elle est ornée de bandeaux de niveau et d’une frise à denticules en grès. Les baies sont en arc segmentaire avec encadrements en grès et corniches moulurées.

L’élévation antérieure, à sept travées d’ouvertures, est animée d’une travée axiale en légère saillie qui concentre le décor sculpté (étudié, IM67046102). La porte d’entrée principale, précédée d’un escalier en grès à huit marches, est ornée à la clé d’une figure féminine sculptée avec coiffe alsacienne à nœud. Elle est encadrée de deux colonnes doriques sur lesquelles repose un balcon avec garde-corps en fer forgé lui-même surmonté d’un encadrement architecturé avec fronton cintré brisé à volutes, décoré de guirlandes de fruits. Cette travée axiale est couronnée d’une lucarne sommée d’un pot à feu et gravée du monogramme du commanditaire (L. L. pour Louis Lang) et de la date de construction de l’édifice (1872).

L’élévation postérieure est animée, en partie centrale, d’un avant-corps semi-circulaire à trois travées d’ouvertures, bordé d’une terrasse avec garde-corps à balustres en ciment moulé et escalier menant au jardin. Cet avant-corps porte un balcon avec fleurs sculptées en sous-face et garde-corps en fer forgé. L’entrée de service, percée au nord, est protégée par une marquise en verre et métal.

A l’intérieur, le salon donnant sur l’avant-corps semi-circulaire conserve ses décors de stucs et de lambris (étudiés, IM67046101). Le vestibule d’entrée, d’aspect monumental, ouvre sur l’escalier d’accès à l’étage avec marches en grès et rampe en fonte ouvragée.

La villa est environnée d’un parc qui conserve de grands sujets dont plusieurs marronniers et un cèdre. Ils constituent une barrière végétale protégeant l'intimité de la vie familiale de l'occupant et le séparant de la vue, des odeurs et des bruits de l'usine. Elle dispose en outre d’une entrée privative donnant sur la rue du Général-Patch avec grille d’enceinte, portail et porte piétonne en fer forgé.

Murs grès grand appareil
brique
Toit ardoise
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, comble à surcroît, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans brisés croupe brisée
Techniques sculpture
décor stuqué
ferronnerie
fonderie
Représentations animal, ordre dorique, pot à feu, enfant, tête de femme, volute, guirlande, ange, nature morte, poisson, oiseau
Statut de la propriété propriété d'une société privée
(c) Région Grand Est – Inventaire général - Schwarz Frank - Raimbault Jérôme