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Lotissement de la rue Moser

Dossier IA67015144 réalisé en 2007

Fiche

Précision dénomination aménagement urbain
Parties constituantes non étudiées maison
Dénominations lotissement
Aire d'étude et canton Schiltigheim - Schiltigheim
Adresse Commune : Schiltigheim
Lieu-dit : quartier du centre ville
Adresse : 1 à 24 rue Moser , 38, 40 route du Général-de-Gaulle , 37, 37a et 37b rue des Malteries
Cadastre : 1990:29:00

Dans le courant des années 1880, Karl Moser, propriétaire à Schiltigheim, décide de lotir son terrain sis entre la rue des Malteries (alors ""Schlittweg"") et la route du Général de Gaulle (alors appelée Brumatherstrasse). La présence d'un vestige d'un mur important au sud-est du lotissement, peut laisser supposer que celui-ci se fit sur une partie sud du couvent Saint-Charles alors implanté directement au nord. Le terrain est divisé en lots constructibles. La vente stipule que les acquéreurs devront préserver un espace de 3 mètres en avant des parcelles qui servira à l’aménagement de la voie. En 1888, Karl Moser baptise celle-ci de son nom (""Mosergasse""), sa décision est entérinée par le Conseil Municipal la même année. Dès 1898, alors que le lotissement du terrain est déjà bien avancé, des problèmes se posent quant à l’entretien de la voie. En 1898, les riverains demandent, sans succès, le changement de nom puis, à partir de 1902 ils souhaitent que la rue soit reprise par la commune. En réponse celle-ci exige des propriétaires des parcelles le versement d’une redevance pour l’aménagement de la voie. A cette date, le nom du premier propriétaire du terrain n’est plus évoqué, laissant supposer qu'il s'est désengagé de l'affaire. La rue n’est intégrée à la voirie communale qu’en 1933 après que la question ait été à plusieurs reprises évoquée en séances du Conseil Municipal.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1888, daté par source
Auteur(s) Personnalité : Moser Karl, propriétaire, attribution par source

Le lotissement, de plan oblong, est enserré entre la rue des Malteries et la route du Général de Gaulle. Il est desservi par une unique rue, large de 6 mètres et une courte impasse au sud, desservant trois édifices en coeur d'îlot. Il présente un tissu urbain aéré et une grande unité typologique du bâti. Les édifices sont presque tous implantés à l'alignement de la chaussée. Il s'agit essentiellement de petits immeubles de deux étages et surtout de maisons. Celles-ci présentent une morphologie simple en rez-de-chaussée ou avec un étage carré, toit à long pan, absence de décor remarquable. Nombre d'entre elles possèdent des dépendances dont la fonction première (remise, petits ateliers) n'a pu être systématiquement identifiée avec certitude. La présence de cours et de jardins a été fréquemment observée.

Le lotissement de la rue Moser marque le début de l'urbanisation de l'espace entre la rue des Malteries et la route du Général de Gaulle. Il peut vraisemblablement être mis en rapport avec l'industrialisation de ce secteur qui, engagé dès les années 1860, semble s'accélérer dans le dernier quart du siècle. La présence de trois édifices en coeur d'ilot et uniquement desservis par l'impasse laisserait supposer que le lotissement a très tôt subi une densification. Si la simplicité de l'architecture laisse penser que les constructions étaient destinées à des populations modestes (ouvriers, employés ou petits artisans), la typologie du bâti (présence de dépendances, jardins et cours) témoigne de la persistance d'activités de type agricole ou artisanal. Le lotissement de la rue Moser offrirait donc un témoignage sensible de la mutation de la commune de village en ville industrielle.

(c) Inventaire général - Pottecher Marie