Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Instrument de mesure du temps (chronoscope Hipp de Peyer et Favarger No 17157 avec appareil pour la chute des corps)

Dossier IM67014715 réalisé en 2000

Fiche

Voir

Dénominations instrument de mesure du temps
Aire d'étude et canton Strasbourg
Adresse Commune : Strasbourg
Adresse : rue de l' Université

L'appareil a le numéro d'inventaire U. St. C-26. Dans l'inventaire allemand commencé en 1886, il figure à la date de 1898 avec son prix : 345,10 marks. Payer, Favarger & Cie, société en commandite gérée par A. de Peyer et A. Favarger, fut active de 1889 à 1908. Elle succéda à la société Fabrique de Télégraphes de Neuchâtel dont Hipp était le directeur. Cet instrument est analogue à l'appareil inventé au début des années 1840 par Matthäus Hipp (1813-1893), appareil largement répandu dans les laboratoires de physique et de psychologie pour la mesure de très courts instants - centièmes, millièmes, voire dix millièmes de seconde. En astronomie les chronoscopes étaient utilisés dans le cadre des observations méridiennes pour déterminer l'équation personnelle de l'observateur.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1898
Lieu d'exécution Édifice ou site : Suisse, Neuchâtel
Auteur(s) Auteur : Peyer, fabricant
Auteur : Favarger, fabricant
Auteur : Hipp Matthäus, inventeur

Le chronoscope se trouve sous une cloche en verre. Il est monté sur un pied à 4 colonnes en bois noirci (buis). Le support est en chêne. Les cadrans sont en laiton argenté et les aiguilles en acier gris. L'appareil à chute de bille est en buis, acajou et laiton (Fallapparat). Le chronoscope possède encore la clé pour remonter le poids moteur. Le mouvement à deux platines possède un échappement qui ressemble à un échappement à ancre, mais sa vitesse est réglée par une lame en acier vibrante, ce qui permet d'obtenir le 1/10 000 de seconde.

Catégories astronomie
Matériaux verre
buis
acajou
laiton
argent
acier
Précision dimensions

H = 53. Support en bois : la = 26, pr = 21 ; h = 66 ; horloge : h = 14, la = 11, pr = 10.

Inscriptions & marques inscription concernant le fabricant, gravé, sur l'oeuvre
inscription concernant le lieu d'exécution, gravé, sur l'oeuvre
numéro de série, gravé, sur l'oeuvre
graduations, gravé, sur l'oeuvre
inscription technique, gravé, sur l'oeuvre
numéro d'inventaire, peint, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

Inscription gravée sur le cadran principal inférieur : Peyer Favarger & Cie / Neuchatel (Suisse) / N° 17157 ; inscription gravée sur la platine arrière : N° 17157 ; graduations gravées sur le cadran inférieur principal : de 00 à 90 de 10 en 10 lisant l'unité ; graduations gravées sur le cadran supérieur secondaire : de 00 à 90 de 10 en 10 lisant l'unité ; inscription peinte sur le pied de la potence : U. St. C. 27.

États conservations manque
Précision état de conservation

Il manque le poids du chronoscope et les deux moulures du haut du support en bois. Il manque quelques pièces de l'accessoire qui permet de faire tomber la bille, ainsi que la bille en acier elle-même.

Statut de la propriété propriété de l'Etat

Annexes

  • Le chronoscope, appareil permettant de mesurer des intervalles de temps très courts à la précision d´une milliseconde, est mis au point à la fin des années 1840 par l´horloger et mécanicien allemand Matthias Hipp (1813-1893). Il est alors utilisé pour des expériences didactiques sur la chute des corps ou en balistique. L´appareil est constitué par un mouvement d´horlogerie mû par un moteur à poids et régulé par un ressort vibrant auquel sont associés deux cadrans à aiguille. Le premier cadran, qui est divisé en 100 parties, fait un tour en un dixième de

    seconde de sorte que son aiguille affiche le millième de seconde. Le second cadran indique les dixièmes de seconde. Les roues entraînant les aiguilles peuvent être embrayées ou débrayées grâce à un pignon manoeuvré par un électroaimant.

    Réfugié en Suisse après la révolution badoise de 1848, Hipp créé à Neuchâtel en 1860 la société Fabrique de Télégraphes de Neuchâtel. Dès 1862 Adolph Hirsch (1830-1901), directeur de l´observatoire cantonal de Neuchâtel, s´intéresse au chronoscope pour la mesure de « l´équation personnelle » : temps de réaction des astronomes lors du repérage de l´instant de passage d´un astre dans le plan méridien.

    Pour ce faire Hipp adapte au chronoscope un appareil de chute des corps muni de deux interrupteurs de courant. Lorsqu´une bille de métal placée dans une fourche à la partie supérieure de l´appareil est libérée, le courant électrique est interrompu, ce qui embraye les rouages entraînant les aiguilles : lorsque la bille frappe le plateau constituant le socle de l´appareil, le courant est rétabli, ce qui arrête les aiguilles. Hirsch modifie le système de façon que le circuit se referme lorsque la main de l´expérimentateur frappe un topeur. Lorsque celui-ci est empêché de voir la bille, mais entend le bruit du choc, l´appareil mesure le temps de réaction de l´ouïe ; lorsque l´expérimentateur

    visualise la chute de la bille dans une petite fenêtre, l´appareil mesure le temps de réaction de la vue.

Références documentaires

Bibliographie
  • FAVERGER, A. Les horloges électriques dans Histoire de la pendulerie neuchâteloise, réédition en fac-similé, Genève, 1983, 416-18.

    p. 416-418
  • FRICK, Georges et RIEB, Jean-Pierre. Objets de science, 55 objets à découvrir, catalogue d´exposition de l´AMUSS, automne 2000.

  • HIRSCH Adolphe. Expériences chronoscopiques sur la vitesse des différentes sensations et de la transmission nerveuse. Bulletin de la Société des sciences de Neuchâtel. Neuchâtel, 1862, tome 6.

    p. 100-114
  • MIERAU, Caspar Clemens. Matthias Hipp und das 'Hipp'sche Chonoskop'.Bauhaus-Universität Weimar, Wintersemester 2001-2002.

  • ROTGER, Antonia. Chhronos and Psyche - on Timing Thought, Max Planck Research 2-2004, Berlin.

    p. 36-41.
(c) Région Alsace, Service de l'inventaire du patrimoine - Université de Strasbourg, Jardin des Sciences - Le Guet Tully Françoise - Turner Anthony - Davoigneau Jean - Issenmann Delphine