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Instrument de mesure de la température : pyromètre à disparition de filament Jobin & Yvon

Dossier IM67018007 réalisé en 2007

Fiche

Dénominations instrument de mesure de la température
Aire d'étude et canton Strasbourg
Adresse Commune : Strasbourg
Adresse : 3, 5 rue de l' Université

Ce pyromètre à disparition de filament, dont le prototype a probablement été conçu par Gustave Ribaud, permet de mesurer les températures d'un objet très chaud, sans contact (pièce de métal chauffée au rouge, coulée de métal en fusion, lave s'écoulant d'un volcan etc). Grâce au dispositif optique, on vise l'objet chaud dont on veut mesurer la température. Devant l'image de cet objet est interposé un filament chauffé par effet joule. Si le filament est à la bonne température, il se confond avec l'image de la source, on ne le distingue plus, d'où le qualificatif "à disparition de filament". L'appareil a été fabriqué par la maison Jobin & Yvon, spécialisée en optique et spectroscopie. Fondée en 1923 par deux polytechniciens, Amédée Jobin et Gustave Yvon, elle a pour origine la maison Laurent et Soleil, établie en 1819. Ce modèle, fabriqué dans les années 1950, était probablement utilisé à l'origine dans le laboratoire de Serge Nikitine, dans le cadre de ses travaux en spectroscopie et pyrométrie. A partir des années 1960 et jusque dans les années 1990, il est employé dans les travaux pratiques en optique.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle , (?)
Lieu d'exécution Édifice ou site : Ile-de-France, 94, Arcueil
Auteur(s) Auteur : Jobin & Yvon, ingénieur
Auteur : constructeurs)
Auteur : Ribaud Gustave, inventeur?

L'appareil se compose d'un boîtier métallique rectangulaire contenant le dispositif optique qui permet de viser l'objet chaud dont on veut mesurer la température. Le boîtier est fixé sur un pied télescopique reposant sur un trépied réglable en hauteur par une vis calante, pour l'utilisation en laboratoire. Grâce à la présence d'une courroie en cuir qui permet de le tenir comme une caméra, l'appareil pouvait également être utilisé sur le terrain. La partie oculaire est surmontée d'un galvanomètre à cadran à aiguille et d'une vis de réglage permettant d'ajuster le courant qui traverse le filament pour le chauffer, à l'intérieur du boîtier (le galvanomètre doit indiquer 0). L'objectif est recouvert d'un capot amovible. L'image de la source dont on désire déterminer la température est filtrée par un coin absorbant situé entre l'objectif et le filament. On varie l'épaisseur et donc l'absorption du coin au moyen d'un tambour gradué, situé sur le côté du boîtier. Le commutateur situé sous l'objectif permet d'interposer un filtre rouge pour l'appréciation de l'égalité de couleur entre le filament et l'image de la source. L'appareil comporte deux échelles de mesure, le choix de l'échelle se faisant par le curseur près de l'oculaire.

Catégories optique
Structures instrument spécialisé
Matériaux métal
résine
cuir
Précision dimensions

H = 47 ; l focale = 29.

Inscriptions & marques inscription concernant le fabricant, gravé, sur étiquette
graduations, gravé, sur l'oeuvre
numéro de série, gravé, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

Plaque vissée sur le dessus de l'appareil : Jobin & Yvon - Arcueil France. Numéro de série gravé à l'avant : n° 662. Graduations sur le tambour de côté : 8,5 à 10,5 tous les 5 dixièmes, de 15 à 30 tous les 2 dixièmes, de 100 à 165 à l'unité.

États conservations manque
Précision état de conservation

Il manque la source de tension stable (pile à grande capacité ou adaptateur branché sur le secteur) reliée au cordon électrique conservé.

Statut de la propriété propriété d'un établissement public de l'Etat

Références documentaires

Bibliographie
  • RIBAUD, Gustave. Traité de pyrométrie optique. Editions de la Revue d'Optique Théorique et Instrumentale, Paris, 1931.

(c) Région Alsace, Service de l'inventaire du patrimoine - Université de Strasbourg, Jardin des Sciences - Issenmann Delphine