Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Fonderie, moulin, féculerie

Dossier IA67009514 réalisé en 1999

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées atelier, cheminée d'usine
Dénominations fonderie, moulin, féculerie
Aire d'étude et canton Lauterbourg
Adresse Commune : Scheibenhard
Lieu-dit : sans toponyme
Adresse : 5 impasse du Moulin
Cadastre : 1988 1 2

En 1684, le receveur bailliager de l'évêché de Spire, Christophe Horrer, implanta au bord de la Lauter, dans le val Saint-Georges, une fonderie avec forge. Elle fut bénie en 1685. Le minerai de fer était extrait sur place. Le développement de la fonderie, gêné par l'érection des lignes de la Lauter, périclita au bout d'une vingtaine d'années. De cette époque subsiste un relief qui représente saint Georges chargeant le dragon et portant, dans un cartouche, l'inscription SANCT GEORGENTHAL/ANNO 1688. Ce relief serait en bois, proviendrait du retable d'une chapelle disparue et serait conservé dans la famille Liebhard. D'après une vue qui le représente, il fait davantage penser à la tradition des plaques de poêle en fonte qu'aux reliefs de retable. En 1701, la fonderie Horrer, comportait une maison avec écuries et dépendances, une grange avec étables et un moulin à broyer (les pierres à minerai) . La fonderie fut reprise et transformée en moulin à grains, vers 1715, par Andreas Lippart (Liebhard) . Dès 1721 il était considéré comme l'un des meilleurs de l'évêché de Spire. Il resta dans la même famille jusqu'en 1923. Le canal de dérivation fut réalisé en 1747. En 1749 un incendie détruisit le moulin à huile et le foulon à chanvre situé en face du moulin à grains. La maison d'habitation fut construite, ou reconstruite, vers le milieu du 18e siècle, probablement en 1755, date gravée sur la niche de la façade sud. En 1923, le moulin Saint-Georges des Liebhard, fut repris par la féculerie de l'Est, et transformé en moulin à pommes de terre. La féculerie qui employait une quarantaine de personnes fut une source d'emplois et de revenus pour les agriculteurs de la région. En 1964 elle fut vendue à un particulier. Les bâtiments de l'usine sont depuis à l'abandon et noyés dans la verdure.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Dates 1755

La maison de plan rectangulaire, comporte un étage sur rez-de-chaussée et un toit à croupes avec tuiles modernes. Dans l'élévation sud (sous croupe) se situe à l'étage, dans la niche datée de 1755, un groupe sculpté représentant saint Georges à cheval piétinant le dragon. Les fenêtres sont rectangulaires avec appuis saillants moulurés en tore, la porte d'entrée, sous long-pan, est moulurée, avec dessus-de-porte et corniche. Le socle et le couronnement des chaînes d'angle sont également moulurés. Les bâtiments de la féculerie et la cheminée sont en brique. Le site, en l'absence des propriétaires n'a pu être visité.

Murs grès
brique
enduit
moellon
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvertures croupe
Typologies chaîne d'angle
États conservations mauvais état, restauré
Techniques sculpture
Représentations saint Georges
Intérêt de l'œuvre à étudier
(c) Inventaire général - Parent Brigitte