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Filature Lischy-Dollfus

Dossier IA68001100 réalisé en 2005

Fiche

Précision dénomination filature de coton
tissage de coton
Appellations filature Lischy-Dollfus, puis filature et tissage Zurcher, puis logement d'ouvriers dit Foyer des célibataires
Destinations logement d'ouvriers
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication
Dénominations filature, tissage
Aire d'étude et canton Soultz-Haut-Rhin - Soultz-Haut-Rhin
Adresse Commune : Bollwiller
Adresse : 22 rue de Soultz
Cadastre : 1989 7 482

L'édifice occupe l'emplacement des anciennes écuries du château des Rozen. Les sources divergent quant à la construction des dépendances réinvesties. Pour les uns, elle remonte à 1723, les autres la situent en 1738. En 1785 une petite manufacture d'indiennes et un atelier de blanchissement y sont aménagés. L'entreprise se développe et emploie bientôt 220 ouvriers et plus de 800 fileurs et fileuses à domicile. Cette première manufacture est anéantie par un incendie. En 1805, Nicolas Dollfus et Paul Lischy-Dollfus s'associent pour fonder, dans les locaux d'une nouvelle fabrique, la seconde filature mécanique du département. Au 1er janvier 1806, elle dispose de 7 métiers de type mule-jenny, de 1404 broches et emploie 72 ouvriers. L'énergie nécessaire est produite par une machine à vapeur. En 1843, Jean-Jacques Zurcher et Cie se rendent acquéreurs de l'établissement et du château. A cette époque la filature s'articule sur quatre niveaux. Le rez-de-chaussée est réservé aux cardeurs tandis que les premier et deuxième étages ainsi que les mansardes sont dévolus aux fileurs. L'unité de production est prolongée par deux corps de bâtiment en forme de L, à l'est. Ils servent de magasins. Ils ont aujourd'hui disparu. En 1861 un tissage mécanique s'ajoute à l'ancien établissement. Lorsque Léon Koehler-Kessler se rend acquéreur du site en 1886, il n'abrite plus qu'un tissage de coton, sans filature. En 1926, il cède l'édifice aux Mines de Kali Sainte-Thérèse qui y aménagent un foyer pour ouvriers. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Mines Domaniales de Potasse d'Alsace (MDPA) rehaussent l'édifice d'un troisième étage. Le permis de construire est accordé en août 1948 et la déclaration de conformité est délivrée le 15 février 1951. Cette extension permet d'accroître la capacité de logement d'une quarantaine de places. Le bâtiment est libéré de ses derniers occupants en 2003. Un projet de construction d'une structure dédiée à la petite enfance devrait en entraîner la démolition.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1805, daté par source
1861

L'ancienne filature se présente sous la forme d'un édifice de plan rectangulaire composé de quatre étages carrés. S'y trouve accolée une tour carrée percée d'un porche et surmontée d'un clocheton, par laquelle s'effectuait l'accès au château. Elle compte un étage carré au-dessus du porche. Chacun des niveaux supérieurs de l'ancienne manufacture est rythmé par 17 croisées de fenêtres tandis que le rez-de-chaussée compte 13 ouvertures sur la façade sud. Ces baies bénéficient d'encadrements de pierre. Celles du rez-de-chaussée sont cintrées. Avant le rehaussement du bâtiment principal, la toiture était de type mansart, en demi-croupe. Actuellement le toit est à deux longs pans et croupes. La couverture est en tuiles mécaniques. La tour porche présente un toit polygonal recouvert de tuiles plates plombifères. Les murs extérieurs sont en moellons recouverts d'enduit. Ils sont édifiés, au sud, sur un soubassement ancien, caractérisé par un renflement arrondi en pierre, vestige probable des anciennes dépendances du château. Les différents niveaux de la filature totalisent une surface de 490 m2 chacun. Au rez-de-chaussée et au premier étage, la structure porteuse se compose de deux rangées de piliers en fonte supportant des poutres métalliques profilées en I. La structure porteuse du troisième étage a été modifiée au moment du rehaussement du bâtiment. A cette occasion, les dalles hautes des deuxième et troisième étages ont été réalisées en béton armé.

Murs enduit
moellon
Toit tuile mécanique, tuile plate plombifère
Étages 4 étages carrés
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
toit polygonal
croupe
lanterneau
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
Énergies énergie thermique
produite sur place
États conservations établissement industriel désaffecté, menacé

Le bâtiment est représentatif de l'usine-bloc ou bloc usinier, apparu en Alsace à la fin du 18e siècle et qui s'impose dans la 1ère moitié du 19e siècle. Par ailleurs, il illustre le réemploi d'un domaine aristocratique à des fins industrielles. Il reflète également l'évolution sociale et économique de la commune à travers ses différentes affectations. A l'arrière de l'édifice, on note la présence du pavillon de la machine à vapeur et des chaudières ainsi que de l'aile des mécaniciens. Ces constructions sont aujourd'hui dissociées du site.

Statut de la propriété propriété d'une personne morale
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables atelier de fabrication
(c) Inventaire général - Schwarz Frank