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Cité des Ecrivains

Dossier IA67016274 réalisé en 2009

Fiche

Précision dénomination aménagement urbain
Appellations Grand ensemble Bischheim-Schiltigheim, cité Erstein
Dénominations cité, oeuvre sur plusieurs communes
Aire d'étude et canton Schiltigheim - Schiltigheim
Adresse Commune : Schiltigheim
Lieu-dit : quartier de Schiltigheim Ouest
Adresse : 2, 4, 8, 11 à 15, 17 rue Mistral , rue Châteaubriand , rue Ronsard , rue Sébastien-Brant , 1, 3, 5, 7, 18 rue Lamartine , 711, 712, 713, 715 avenue de Périgueux , rue Victor-Hugo , 2, 4, 6, 8 rue Gabrielle-Colette
Cadastre : 1993:43:00
Précisions oeuvre située en partie sur la commune Bischheim

L'’initiative du projet de grand ensemble revient à l'’Office Public HLM du Bas-Rhin qui propose en 1959 à la commune de Schiltigheim la construction de 1000 nouveaux logements sur son ban. A cette fin, la commune vend à la Société d'’Aménagement et d'’Equipement de la Région de Strasbourg (SERS) le terrain Ribs-Ritter, qu’'elle a acquis en 1956 et sis en bordure nord du territoire communal à la jonction avec la ville de Bischheim. Ce terrain, de près de 600 ares, était alors loué au Ministère de la Reconstruction et du Logement qui y avait installé 50 baraquements provisoires en 1946. En 1963, la commune de Bischheim vend à son tour à la SERS des terrains non bâtis qu’'elle a acquis par voie d’'expropriation. La SERS, chargée du plan d’aménagement, propose la construction d’'un grand ensemble à cheval sur les bans de Schiltigheim et de Bischheim. La conception du projet est confiée à l'’architecte Gustave Stoskopf. Ce dernier prévoit la construction d'’immeubles collectifs destinés à accueillir 977 logements économiques ainsi que de nombreux équipements collectifs, une église catholique (elle n’'apparaît que dans les premières propositions), un centre social, un centre médical, une maison de jeunes, un centre commercial, un groupe scolaire, une garderie d’enfants. Le projet est validé en 1961. En 1963, des modifications sont apportées au projet : le nombre de logements est élevé à 1205 et la maison de jeunes est supprimée. Les travaux d'’aménagement sont engagés en 1961 et les voies nouvellement percées sont nommées la même année. La construction des bâtiments est menée en trois tranches 207 logements construits en 1962, 253 en 1963 - 1964 dans des immeubles bas, les « avions » et, entre 1966 et 1967, édification de tours et de barres abritant 745 logements, soit un total de 1205 logements répartis de façon à peu près homogène sur les deux communes (614 à Bischheim et 591 à Schiltigheim). Contrairement au projet initial, seule une partie des équipements sont effectivement aménagés l’'école maternelle (à partir de 1964), le collège, le centre social et familial (créé en 1973), le centre commercial (il disparaîtra lors de l’'extension du centre social et familial). En 1965 puis 1980, la SERS vend les lots aménagés du grand ensemble à l’'Office Public HLM du Bas-Rhin. En 1967, la municipalité de Schiltigheim décide de l’'extension de la cité. Les terrains sis sur son côté est sont classés en zone d’'habitation (rue Colette). Dès 1980, à la demande des deux communes et de l’'Office Public HLM du Bas-Rhin, la cité fait l’objet d’'un programme de réhabilitation conduit jusqu’en 1989 et destiné à améliorer l’'isolation et l’'agencement des logements ainsi que la qualité des espaces publics (réaménagement et extension du centre socioculturel, construction d’un deuxième bâtiment, réaménagement des espaces verts). Au jour de l’'enquête, le quartier des Écrivains fait l’objet d’un programme de requalification urbaine.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1961, daté par source
Auteur(s) Auteur : Stoskopf Gustave, architecte urbaniste, attribution par source

Le plan de la cité, à cheval sur la limite nord de Schiltigheim et les confins sud de Bischheim, est structuré par un réseau de voies orthonormé dessinant au centre une place principale, délimitée par les rues Ronsard, Paul Verlaine, Victor Hugo et Sébastien Brant. Le bâti de la première tranche est constitué de 9 barres de quatre à neuf étages, de 3 tours (deux de 10 étages et une de 14) ainsi que de 20 blocs en forme d’avions, de dimensions plus modestes et hauts de 4 étages. La disposition des tours et des barres en font des éléments structurant de l’ensemble elles ferment la cité au nord et à l’est et enserrent la place centrale. De surcroît, la plus haute tour joue un rôle de signal, en fermant la place sur son côté est. Les « avions » quant à eux, se répartissent par groupes de deux ou de quatre sur l’ensemble de la cité. Les bâtiments sont en béton enduit et couverts de toits en terrasses. La structure des bâtiments, rectangulaires pour les barres et les tours à l’exception de la tour de 14 étages qui présente un plan en T, est plus complexe dans le cas des avions. Ceux-ci sont formés de deux corps de bâtiments disposés perpendiculairement en forme de T l’un orienté est-ouest, de plan rectangulaire, l’autre orienté nord-sud, présentant une forme légèrement incurvée. Des escaliers à double volée, desservant l’ensemble des étages sont aménagés au point de jonction des deux corps de bâtiments. La seconde tranche de la cité est constituée de trois groupes d'immeubles de plan carré (deux ensembles formés de deux immeubles accolés et un immeuble isolé) de 7 et 9 étages.

Murs béton
enduit
Couvertures terrasse

De par leur plan, les ""avions"" de la cité des Ecrivains présentent un intérêt architectural tout comme la tour de 14 étages qui structure l'ensemble.

(c) Inventaire général - Pottecher Marie