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Brasserie Schutzenberger

Dossier IA67013875 réalisé en 2007

Fiche

  • Vue générale de la brasserie vers le sud.
    Vue générale de la brasserie vers le sud.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • Maison
      Schiltigheim, quartier du centre ville, 6 rue de la Patrie
    • Maison
      Schiltigheim, quartier du centre ville, 4 rue de la Patrie
    • Brasserie (restaurant) Cave Schutzenberger
      Schiltigheim, quartier du centre ville, 56 route de Bischwiller
    • Maison
      Schiltigheim, quartier du centre ville, 2 rue de la Patrie
    • atelier de fabrication
    • atelier de réparation
    • magasin industriel
    • hangar industriel
    • chaufferie
    • cheminée d'usine
    • salle des machines
    • garage
    • silo
    • bureau
    • laboratoire
    • réservoir
    • maison
    • vestiaires

Œuvres contenues

Précision dénomination site industriel
Appellations Brasserie Schutzenberger, Brasserie de la Patrie
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, atelier de réparation, magasin industriel, hangar industriel, chaufferie, cheminée d'usine, salle des machines, garage, silo, bureau, laboratoire, réservoir, maison, vestiaires
Dénominations brasserie
Aire d'étude et canton Schiltigheim - Schiltigheim
Adresse Commune : Schiltigheim
Lieu-dit : quartier du centre ville
Adresse : 8 rue de la Patrie
Cadastre : 1990 15 ; 1990 25

En 1847, le brasseur strasbourgeois Louis Schutzenberger (1802-1887), qui avait adopté le procédé bavarois de fermentation basse, fait creuser des caves dans la colline de Schiltigheim et y aménage des glacières. Dans les années suivantes, il abandonne peu à peu le site initial de sa brasserie à Strasbourg, rue des Balayeurs pour celui de Schiltigheim. En 1863, on trouve mention d’'une brasserie Schutzenberger à Schiltigheim et l’'année suivante, le site de la rue des Balayeurs n’'est plus mentionné parmi les brasseries à Strasbourg. De cette installation, datent les bâtiments en élévation les plus anciens du site, la chaufferie et la malterie, sont mentionnés sur un plan conservé aux archives départementales du Bas-Rhin. Leur disposition laisse supposer qu’'il s’agit des bâtiments encore conservés.

La première maison de maître est vraisemblablement construite à cette période. Plusieurs ateliers, des immeubles de bureaux, des vestiaires, en bordure nord-ouest du site sont construits entre 1864 et 1912. La fin du 19e siècle voit la construction de la deuxième maison de maître et de la maison du chef brasseur en partie orientale du site. En 1914, la brasserie est agrandie les immeubles de bureaux sont remaniés, un atelier de soutirage et un édicule couronné d’une horloge sont construits. Les travaux sont exécutés sur les plans du cabinet d’architecte de Francfort Johann Ludwig Langeloth, spécialisé dans la construction de brasseries. Il conçoit un ensemble à l’'architecture soignée nourrie de nombreuses références à l’'architecture médiévale allemande.

L’'entre-deux-guerres correspond à une deuxième phase d’extension et de constructions. La brasserie s’étend vers l’ouest, en bordure de la route de Bischwiller. Des garages, des ateliers et une taverne sont construits sur ces terrains. Ces derniers n’'appartiennent plus aujourd'’hui à la brasserie et les bâtiments, à l’'exception de la taverne, ont été détruits. L’'atelier de soutirage est agrandi vers le sud. Un atelier pour le rinçage et le goudronnage des fûts est construit sur le flanc est de la salle de brassage. En 1925, des ateliers de serrurerie et de menuiserie, un hall de stockage des bouteilles et un hangar construits avant 1912 au nord dans l’'alignement de la malterie sont partiellement détruits et remplacés par une canetterie. Les plans de cet édifice sont effectués par l’'architecte Emile Kieffer. En 1933, l’ingénieur A. Heim signe les plans de la construction du bâtiment de refroidissage du moult, accolé à la façade sud de la salle de brassage. Celle-ci semble également avoir subi des remaniements à cette période (modifications des percements, réaménagement de l’espace intérieur). Le poste de garde, enfin, sis en bordure est du site, semble lui aussi dater de cette période. Dans l'’ensemble et à l'’exception de l’'atelier de rinçage et de goudronnage des fûts, plus modeste dans sa mise en œœuvre, les constructions se font avec un réel souci d'’harmonisation avec les édifices préexistants.

En 1950 (date portée), la partie est de la canetterie est reprise. A la même période, l'’extension du site se poursuit vers le sud où sont édifiés des ateliers, des lieux de stockage ainsi que de nouvelles caves de fermentation et de garde (datées par sources de 1957). En 1972, un grand hall de stockage est aménagé au cœur du site, nécessitant la destruction du jardin de la première villa, de hangars et d’écuries.

L’'activité de la brasserie a cessé en 2006.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Langeloth Johann Ludwig, architecte, attribution par source
Auteur : Kieffer Emile, architecte, attribution par source
Auteur : Heim Alfred, ingénieur, attribution par source
Personnalité : Schutzenberger Louis, commanditaire

La brasserie s’élève à l’entrée sud de Schiltigheim sur une parcelle de forme trapézoïdale comprise entre les rues de la Patrie (à l’est) et des Chasseurs (à l’ouest) et Schutzenberger (au nord). Les bâtiments se répartissent le long des limites de la propriété laissant non bâti les espaces centraux. Les constructions liées à la production de la bière se regroupent dans la partie ouest et sud du site, tandis que les bâtiments résidentiels et commerciaux sont implantés en bordure orientale.

Murs grès
béton
brique
métal
bois
enduit
maçonnerie
Toit tuile, ardoise, ciment amiante en couverture

La brasserie possède encore l’ensemble des bâtiments liés à la chaîne de production de la bière, concentrés en bordure ouest du site, et des espaces d’habitation sis sur le côté est. Son intégrité fonctionnelle et son ancienneté, qui en fait un des derniers exemples représentatifs de la période d’industrialisation des brasseries alsaciennes, en font un témoignage remarquable du patrimoine industriel et technique régional. Du point de vue architectural, le site présente une certaine hétérogénéité architecturale, reflet des différentes phases de construction. Néanmoins, les bâtiments les plus anciens, tout comme ceux du premier agrandissement, témoignent d’une volonté ostentatoire et d’une indéniable recherche esthétique dans leur mise en œuvre, marquée, pour l’agrandissement de 1914, par des références à l’architecture médiévale allemande (tourelle d’escalier en vis, frises d’arceaux, etc.). Ce parti, fait de la brasserie Schutzenberger un édifice particulièrement représentatif et intéressant de l’architecture en Alsace pendant la période allemande.

Statut de la propriété propriété privée
Protections 2008/01/30 inscrit MH, 2008/01/30
Précisions sur la protection

Les bâtiments de la salle de brassage (F) et la seconde maison de maître en totalité (K) ainsi que les façades et toitures la chaufferie (A), de la salle des machines (B), de la malterie (C), de la cheminée (D), de la première maison de maître (E), de l' atelier de soutirage (G), de la canetterie (H), des vestiaires (I), des bureaux (J), de l' édicule avec horloge situé dans la cour (L), de la maison du chef brasseur (M), de l' atelier de fabrication de limonade (O), tels qu' ils figurent sur la plan annexé à l' arrêté (cad. 15 35) inscription par arrêté du 30 janvier 2008

(c) Inventaire général - Pottecher Marie - Haegel Olivier
Olivier Haegel

Chercheur à l'Inventaire Général du patrimoine culturel; site de Strasbourg, depuis de longues années.


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