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Abri d'instrument méridien (bâtiment méridien)

Dossier IA67007891 réalisé en 2000

Fiche

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Appellations bâtiment méridien
Dénominations abri d'instrument méridien
Aire d'étude et canton Strasbourg
Adresse Commune : Strasbourg
Adresse : 011 rue de l' Université

Le bâtiment méridien a été construit entre 1877 et 1881 par l'architecte Hermann Eggert suivant les plans d'August Winnecke. Comme pour le bâtiment de la grande coupole, lui aussi destiné à recevoir des instruments, on s'est efforcé pour ce bâtiment de réunir, grâce au système de fondations et de couverture, les meilleures conditions de stabilité pour les observations. Le bâtiment est prolongé dans les années 1930 par une annexe (le bâtiment est). Un planétarium y est aménagé en 1982 et occupe actuellement l'emplacement de la salle méridienne destinée auparavant au cercle Cauchoix. En 1987 un espace d'exposition, la crypte aux étoiles, est installé sous les deux salles méridiennes autour des piliers supportant les deux cercles et les collimateurs. Au-dessus, la salle du cercle méridien Repsold est réaménagée en bibliothèque en 1995.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1877, daté par source, daté par travaux historiques
1982
1987
1995
Auteur(s) Auteur : Eggert Hermann, architecte, attribution par source
Personnalité : Winnecke August, commanditaire

En forme de L, le bâtiment méridien tient son nom des deux salles méridiennes qu'il contenait à l'origine. En réalité, il répond à deux fonctions bien distinctes : celle liée aux instruments méridiens (dans les salles méridiennes, orientées selon un axe nord-sud) et celle liée aux deux instruments équatoriaux abrités par les coupoles de la partie ouest du bâtiment. Chacune des salles méridiennes faisait 10 m de côté et 7 m de haut. Les murs en maçonnerie s'arrêtaient au niveau du plancher pour se prolonger sous la forme d'une charpente en fer recouverte d'une double enveloppe de bois et de zinc. Chacune des deux salles étaient équipées des trappes zénithales et de hautes fenêtres dégageant le plan méridien afin de permettre les observations. Des cadres en bois recouverts de toile blanche permettaient de protéger les cercles du soleil pendant les observations diurnes. L'une des salles contient le cercle méridien Repsold, encore en place aujourd'hui. Les deux piliers de l'instrument reposent sur un pilier central, tandis que 4 autres piliers situés aux 4 points cardinaux supportaient autrefois des collimateurs (conservés). Les piliers sont en brique et chacun d'eux est formé de 2 cônes creux concentriques reliés par des contreforts en maçonnerie. Ils sont réunis 2 à 2 par des arcades, de telle sorte que l'ensemble ne forme plus qu'un même massif. Le pilier central creux contient un passage aménagé pour les contrepoids en fonte de l'instrument, encore visibles dans la crypte aux étoiles. L'autre salle méridienne contenait le cercle Cauchoix qui reposait lui aussi sur un pilier conçu selon le même principe ; par contre l'instrument ne possède qu'un seul pilier support de collimateur, placé au sud. Dans la partie ouest du même bâtiment, deux tours terminées par des coupoles hemi-sphériques contenaient, au nord l'altazimut, et au sud la lunette de 16 cm. Les tours sont construites autour de piliers creux de près de 15 m de haut, dont les fondations en béton ont été coulées au niveau de la nappe phréatique pour offrir le maximum de stabilité aux instruments. C'est aussi pour cette raison que les piliers ne sont pas en contact avec les murs extérieurs et les escaliers. Les 2 coupoles ont la même dimension (6 m de diamètre) et leur charpente métallique est recouverte d'une enveloppe de zinc doublée à l'intérieur d'une enveloppe en bois distante de la première. L'enveloppe de bois de la coupole sud est elle-même doublée de toile. L'ouverture de la coupole sud se fait au moyen d'une trappe dont les 2 extrémités roulent sur deux rails situés à l'extérieur de la coupole aux extrémités d'un même diamètre. La coupole nord n'a pas de trappe : ses 2 moitiés s'éloignent l'une par rapport à l'autre, en glissant sur des rails parallèles situés à la base de la coupole. Ce type d'ouverture était rendu nécessaire par la position excentrique de la lunette de l'altazimut, une ouverture classique aurait nécessité des trappes de dimensions exagérées. Des terrasses carrées permettent de circuler autour de chaque coupole et comportent à leurs angles des piliers pour poser de petits instruments d'observation.

Murs grès
brique
pierre de taille
Toit zinc en couverture
Étages sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble
Couvertures terrasse
dôme circulaire
Statut de la propriété propriété de l'Etat

Références documentaires

Documents figurés
  • WINTERHALTER, Albert G. The International Astrographic Congress and a Visit to certain European Observatories and other Institutions, report to the Superintendant, Washington Observations for 1885, Appendix I, Washington, Government printing office, 1889.

    p. 223-228.
Bibliographie
  • PERROTIN, J. Visites à divers observatoires d´Europe. Notes de voyage par Joseph Perrotin, directeur de l´Observatoire de Nice, Paris, 1881.

    p. 4-8.
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